Brazzaville: Fin de la 10e assemblée plénière des évêques d'Afrique centrale
La famille est marquée par l’utilitarisme, l’individualisme et la cupidité
Brazzaville, 16 juillet 2014 (Apic) L’Association des conférences épiscopales de la région d’Afrique centrale (ACERAC), a rappelé «l’importance de la famille, socle sur lequel s’édifie la société qui se fait un devoir de la promouvoir, de la protéger et de la défendre». Amis les valeurs familiales traditionnelles sont remises en cause, soulignent les évêques.
Les conférences épiscopales ont tenue leur 10e assemblée plénière sur le thème «Famille en Afrique aujourd’hui». La rencontre s’est déroulée à Brazzaville, au Congo, du 6 au 13 juillet. Elle regroupe les conférences épiscopales du Cameroun, du Tchad, du Gabon, de la République centrafricaine, de la Guinée Equatoriale et du Congo, pays hôte et siège.
Dans sa déclaration finale en 26 points, publiée sur son site www.acerac.org, elle estime que «la crise de la famille aujourd’hui», en Afrique comme partout ailleurs, est le contrecoup des mutations socio-culturelles. «Les tensions socio-politiques se répercutent de manière insidieuse sur la cellule familiale», ont souligné les évêques, ajoutant que la famille est «influencée par la civilisation contemporaine marquée par l’utilitarisme, l’individualisme et la cupidité». Pendant ce temps, «la gratuité» qui fait l’essence de l’amour s’effrite au bénéfice du profit. Les valeurs familiales traditionnelles sont remises en cause. Des situations sexuelles, autrefois marginales, voudraient se voir reconnues, authentifiées et légalisées.
La réflexion sur la famille est liée au mariage
Les évêques de l’ACERAC ont aussi évoqué le lien entre la famille et le mariage, relevant à cet égard, qu’il n’y a pas de réflexion sur la famille qui ne passe par une réflexion concomitante sur le mariage, «puisque les deux réalités sont connexes et ne sauraient se penser l’une sans l’autre».
Ils ont exprimé «l’engagement de l’Eglise catholique» à aider à faire face à la crise et aux difficultés qui affectent la famille africaine. L’ACERAC va ainsi poursuivre sa réflexion sur la famille, et plus précisément celui de la famille chrétienne. Il s’agit, dans le cadre de la nouvelle évangélisation, d’élaborer une nouvelle pastorale familiale, susceptible de répondre aux défis majeurs de notre temps.
Les évêques d’Afrique centrale ont convenu de «restructurer la pastorale de la famille», de «mieux préparer les fidèles au mariage», d’harmoniser les trois formes de célébration du mariage (coutumier, civil et catholique), d’accompagner et d’éduquer les couples à l’amour. (apic/ibc/bb)



