«La famille joue un rôle central, aussi pour l’Eglise», a souligné Mgr Büchel
Suisse: La famille, au cœur de la 30e Coordination interdiocésaine, à l’ancienne chartreuse d›Ittingen
Warth-Weiningen, 26 novembre 2014 (Apic) La question de la famille a été au cœur des 30e journées de la «Coordination interdiocésaine» (IKO), les 7 et 8 novembre 2014, à la Chartreuse d’Ittingen, à Warth-Weiningen, dans le canton de Thurgovie, rapporte l’IKO dans un communiqué du 25 novembre. Mgr Markus Büchel, évêque de St-Gall, a notamment commenté les discussions du dernier synode sur la famille, auquel il a participé. Il a rappelé que la famille jouait un rôle central dans la société et dans l’Eglise.
Trente personnes ont participé à la session, dont des délégués, des membres des conseils pastoraux cantonaux et diocésains, des représentants de la Commission pastorale de la Conférence des évêques suisses (CES), ainsi que des services spécialisés de pastorale familiale.
Le directeur de l’Institut suisse de sociologie pastorale (SPI) de St-Gall, Arnd Bünker, a présenté, lors d’un exposé initial, les résultats de l’enquête en ligne «Pastorale du couple, du mariage et de la famille de l’Eglise catholique». Il a rappelé les résultats de l’analyse, notamment que, dans de nombreux domaines, les personnes sondées considèrent la doctrine de l’Eglise obsolète, non crédible et d’un secours limité.
Mgr Büchel a complété les discussions par un compte-rendu du synode des évêques à Rome, en octobre dernier. Il a insisté sur l’importance et l’urgence de la thématique. La famille, a-t-il rappelé, concerne et marque chaque existence humaine, c’est pour cela qu’elle joue un rôle central, aussi pour l’Eglise. Il a assuré que ses observations et expériences se recoupaient pour l’essentiel avec les observations déjà faites en Suisse. Le synode a, selon lui, aussi démontré l’ouverture au dialogue du pape. Même si les évêques n’ont pas pu se mettre d’accord sur certaines questions, les délibérations ont permis à chacun d’affûter sa perception de la diversité des enjeux et des défis auxquels l’Eglise est confrontée sur les cinq continents, a souligné le président de la CES. L’évêque s’est montré optimiste quant à la suite du processus.
La catéchèse doit s’adresser à toute la famille
Le 7 novembre madame Eva Baumann-Neuhaus, de l’Institut suisse de sociologie pastorale, a présenté une rétrospective des questions et des activités principales qui ont occupé les conseils pastoraux durant l’année.
Le point primordial qui occupa les conseils pastoraux a été celui de l’organisation ou de la conception de l’Eglise en un temps de changements, pour qu’elle ait un avenir. Les changements structurels au sein des espaces pastoraux et les mutations qu’ils entraînent dans les professions pastorales ont aussi été une thématique omniprésente dans les conseils.
Il faut notamment encourager le bénévolat, le rendre plus visible, et lui témoigner de la reconnaissance, ont conclu les spécialistes.
Une Eglise prête à affronter l’avenir dépend des jeunes générations, ont également relevé les intervenants. L’Eglise doit réfléchir comment elle peut contribuer à ce qu’elles se sentent chez elles. Les rapports d’activité des conseils pastoraux du Haut-Valais, de la partie germanophone de Fribourg, de Lucerne, Schwyz, Zurich et du canton de Vaud ont clairement montré que le travail auprès des enfants et des jeunes ne saurait se concentrer sur eux seulement. Une catéchèse réussie et dont l’influence est durable ainsi que la pastorale auprès des jeunes doivent s’adresser à l’ensemble de la famille.
Des thèmes tels que l’influence de la migration, les changements internes et la communication ont également été traités par les participants. (apic/com/rz)



