La Fédération des Églises protestantes de Suisse prend position sur l’initiative

Suisse: «On ne peut pas ne pas s’intéresser à l’identité des détenteurs d’armes»

Berne, 20 janvier 2011 (Apic) Dans un document intitulé «La violence des armes en dix questions et dix réponses», la Fédération des Églises protestantes(FEPS) de Suisse développe sa position sur l’initiative populaire pour la protection contre la violence des armes. Elle se dit favorable à un durcissement de la législation, mais ne porte pas de jugement moral sur la détention d’armes.

Une société soucieuse de la sécurité intérieure et de la prévention à long terme des suicides ne peut pas ne pas s’intéresser aux moyens de se procurer des armes et à l’identité de leurs détenteurs. C’est le message que la Fédération des Églises protestantes de Suisse (FEPS) veut faire passer à propos de l’initiative populaire «pour une protection contre la violence des armes». Ce message s’ajoute à la position prise par la FEPS sur la question en 2009. L’argumentaire complet, en dix questions et dix réponses, peut être consulté dès maintenant sur le site www.feps.ch.

Le durcissement de la législation ne compromet pas la sécurité du pays

La formule «dix questions et dix réponses» sur le site Internet de la FEPS a déjà rencontré un grand intérêt auprès du public lors de la prise de position à l’occasion de l’initiative sur les minarets et sur la question de l’assistance au décès. Dans cette nouvelle édition, la Fédération des Eglises protestantes explique qu’il existe un lien entre la détention d’armes et les actes de violence, et que le durcissement de la législation ne compromet pas la sécurité de la Suisse.Elle répond aussi à la question de savoir si les chrétiens sont tous des pacifistes.

La FEPS est du côté des personnes touchées et des victimes de la violence des armes. Dans ses dix questions et réponses, elle ne porte pas de jugement moral sur la détention d’armes et ne critique pas le pacifisme radical.

«Le problème, pour la société, ce ne sont pas les armes, mais le danger qu’il y a d’en faire un emploi abusif», dit l’une des réponses. «Comme il y a des abus dans l’emploi des armes, il faut une réglementation légale efficace sur la possession et l’usage des armes.» (apic/com/js)

20 janvier 2011 | 10:09
par webmaster@kath.ch
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