Rome: Audience du pape sur la figure de saint Bonaventure
La fidélité des hommes rend l’Eglise plus belle
Rome, 3 mars 2010 (Apic) C’est «la fidélité de ses fils et de ses filles» à l’Evangile qui rend l’Eglise «plus belle», a soutenu Benoît XVI, le 3 mars. A l’occasion de son audience générale hebdomadaire, devant quelque 6000 fidèles réunis dans la Salle Paul VI au Vatican, le pape a évoqué la figure de saint Bonaventure (1217-1274), un franciscain qui a contribué selon lui «à former l’harmonie entre la foi et la culture».
En évoquant ainsi longuement la figure de saint Bonaventure, Benoît XVI a expliqué que l’Eglise était «rendue plus belle par la fidélité de ses fils et de ses filles qui, par la grâce de Dieu, sont appelés à observer les conseils évangéliques et à témoigner ainsi que l’Evangile est source de joie et de perfection». Aux yeux du pape, ce franciscain, qui a été un «homme d’action et de contemplation, de profonde piété et de prudence», a «contribué à former l’harmonie entre la foi et la culture» et «fut fasciné par la ferveur et la radicalité évangélique des Frères mineurs». Rechercher «passionnément» le Christ: voici l’»idéal» que Benoît XVI a par ailleurs proposé comme «programme pour l’Eglise du troisième millénaire et pour chaque chrétien».
Un des piliers de la théologie du Moyen Age
C’est en entrant dans les ordres chez les Franciscains, en 1243, que Giovanni da Fidanza a pris le nom de Bonaventure. Théologien, docteur de l’Eglise, ministre général des franciscains, il est, à l’instar de son contemporain Thomas d’Aquin (1224-1274), l’un des piliers de la théologie chrétienne du Moyen Age. En 1957, Joseph Ratzinger avait obtenu son habilitation à l’enseignement avec une dissertation sur ›La théologie de l’histoire chez saint Bonaventure’.
Alors que le pape présente durant les audiences les «figures de ceux qui ont formé l’esprit de l’Europe chrétienne», il a également abordé, au cours de cette audience, celle du musicien polonais Frédéric Chopin (1810-1849). Selon le pontife mélomane, ce compositeur «a apporté une grande contribution à la culture de l’Europe et du monde». Le pape a ensuite précisé que «ceux qui l’écoutent se rapprochent de Dieu».
En outre, une cinquantaine de participants à la rencontre des directeurs nationaux de la pastorale des tziganes en Europe, qui a lieu du 2 au 4 mars au siège du dicastère en charge des migrants, étaient présents salle Paul VI. S’exprimant en italien, Benoît XVI a alors souhaité que les «Eglises locales sachent œuvrer ensemble pour un engagement toujours plus efficace en faveur des tziganes». (apic/imedia/lb/bb)



