Vers la fin des divisions entre luthériens et catholiques?
La FLM réaffirme son engagement en faveur du dialogue oecuménique
Hong Kong, 17 juillet 1997 (APIC) Au seuil du troisième millénaire, la Fédération luthérienne mondiale (FLM), qui a tenu sa neuvième Assemblée à Hong Kong du 8 au 16 juillet, a réaffirmé son engagement en faveur du dialogue oecuménique avec les autres Eglises.
Durant l’Assemblée, de longues discussions ont eu lieu sur le dialogue avec l’Eglise catholique romaine et la question théologique de la justification. Les deux traditions devraient bientôt mettre fin à la division sur ce sujet, qui remonte à la condamnation par Rome de Martin Luther au 16e siècle, écrit l’Agence œcuménique ENI.
Le débat a aussi porté sur les relations – encore plus étroites – entre les Eglises luthériennes et les Eglises anglicanes et réformées. Les liens entre les luthériens et ces Eglises se sont beaucoup renforcés ces dernières années, à tel point que dans de nombreuses régions il y a aujourd’hui intercommunion, et ils devraient encore se développer dans les années a` venir.
Par ailleurs, les délégués ont aussi traité des questions des droits de l’homme, de l’aide aux pays en développement, et du renforcement de la place des femmes et des jeunes au sein de l’organisation et de ses Eglises membres (plus de 120).
Dans une déclaration -»Rapport et engagements» – publiée à l’issue de l’Assemblée, il est recommandé, entre autres priorités, de soutenir: les efforts de paix dans les situations conflictuelles en Afrique; l’interdiction mondiale des mines terrestres; les «Dalits pauvres et opprimés en Inde; les personnes touchées par le sida.
L’Assemblée a aussi réaffirmé la participation des femmes dans l’Eglise et la société. Elle a appelé les Eglises membres à promouvoir «l’enseignement religieux et la formation de cadres parmi les jeunes».
En dépit de l’engagement de la FLM en faveur des droits de l’homme, l’Assemblée a décidé de ne pas publier de déclaration sur la situation de ces droits en Chine, après l’intervention de plusieurs délégués de Hong Kong. Une telle déclaration, ont-ils fait observer, embarrasserait leurs Eglises et nuirait aux relations avec les Eglises de Chine continentale. (apic/eni/pr)



