Rome: L’Eglise vraie jeunesse du monde

La joie de l’Eglise doit envahir le monde, affirme le pape aux évêques brésiliens

Rome, 26 septembre 2010 (Apic) En recevant quelque 21 évêques brésiliens au terme de leur visite Ad Limina, le 25 septembre 2010 à Castel Gandolfo, Benoît XVI a affirmé que la «joie» de l’Eglise devait se propager dans le monde entier. Le pape a également soutenu que le pardon était à la source de cette joie et permettait le renouvellement de la société.

L’Eglise doit laisser «toujours plus transparaître» sa joie, pour qu’elle «contamine le monde», a ainsi affirmé Benoît XVI aux évêques venus des régions de l’Est du Brésil. Dans la Salle du Consistoire du Palais apostolique, le pape a assuré que cette joie venait du pardon, de la purification de l’individu.

Aux yeux de Benoît XVI, «le centre de la crise spirituelle de notre époque a ses racines dans l’obscurcissement de la grâce du pardon». Lorsque le pardon n’est pas reconnu comme étant «réel et efficace», les hommes tendent à se libérer de leurs fautes. Mais «au plus profond d’eux-mêmes», a expliqué le pape, les personnes ainsi libérées savent que «ce n’est pas vrai, que le péché existe et qu’eux-mêmes sont pécheurs». Le souverain pontife a alors dénoncé certains courants de la psychologie qui voudraient effacer le sens de la faute.

S’exprimant en portugais, le pape a alors assuré que le pardon constituait «le point fondamental de toute vraie réforme : renouvelant la personne au plus profond d’elle-même, (le pardon) devient le centre du renouvellement de la communauté».

En présence de ce groupe d’évêques brésiliens, le pape a soutenu que tous les hommes avaient besoin de Jésus-Christ, le «sculpteur divin qui enlève les incrustations de poussière et les débris qui se sont posés sur l’image de Dieu inscrite en nous».

Vocations sacerdotales en augmentation au Brésil

Le souverain pontife a ensuite assuré que l’Eglise était «la vraie jeunesse du monde».

Peu avant, le président de la Conférence épiscopale du Brésil de la région Leste I Mgr Rafael Llano Cifuentes s’est réjoui de la «croissance des vocations sacerdotales» dans la province de Rio de Janeiro et a loué la ferveur religieuse de cette population. Le prélat brésilien a cependant déploré les «grands problèmes d’inégalité sociale, économique et culturelle» mais également les problèmes de violence, de «prostitution, de mineurs abandonnés et des enfants des rues». (apic/imedia/lb/js)

26 septembre 2010 | 13:46
par webmaster@kath.ch
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