Suisse: La Fédération des Eglises protestantes de Suisse veut une diminution de 40% des gaz à effet de serre
La justice climatique pour tous, svp!
Berne, 25 novembre 2011 (Apic) A quelques jours de la conférence sur le climat «COP 17», qui aura lieu du 28 novembre au 10 décembre, à Durban (Afrique du Sud), la Fédération des Eglises protestantes de Suisse (FEPS) s’engage pour une «justice climatique». Elle demande une réduction de 40% des émissions de gaz à effet de serre en Suisse et soutient l’engagement du pays en faveur d’accords internationaux contraignants.
«Justice climatique veut dire défendre les droits de ceux qui souffrent du changement climatique», écrit le président de la FEPS Gottfried Locher, dans un communiqué daté du 25 novembre. La FEPS rappelle qu’en 2009, avant la Conférence sur le climat de Copenhague, les trois Eglises nationales s’étaient prononcées en faveur d’une réduction des gaz à effet de serre de 40% en Suisse durant la période 1990-2020. Une position que la FEPS réaffirme dans la perspective de la conférence de Durban, tout en soutenant l’engagement de Berne en faveur d’accords internationaux contraignants, après l’arrivée à échéance en 2012 du Protocole de Kyoto.
«L’adaptation au changement climatique ne remplace toutefois pas les efforts en vue de la limitation de ce changement. Toutes deux recèlent la possibilité d’une évolution plus juste et plus durable de la société. La justice climatique demeure un objectif. La FEPS appelle la délégation officielle suisse à la Conférence internationale sur le climat à Durban à s’engager dans ce sens», souligne encore la FEPS.
Appel du COE pour un «avenir faible en carbone»
Dans un communiqué publié le 23 novembre, le secrétaire général du Conseil œcuménique des Eglises (COE), le pasteur Olav Fykse Tveit, a demandé à la communauté internationale d’adopter «des mesures urgentes» qui permettent d’inverser les conséquences des changements climatiques sur les sociétés «les plus vulnérables», dont la vie et les moyens d’existence sont mis en péril par le modèle planétaire actuel de développement.
Le pasteur norvégien y rappelle que, depuis les années 1970, le COE a contribué à l’élaboration du concept de «communautés durables», dont la pertinence s’est encore accrue alors qu’il est devenu impératif de construire «un avenir faible en carbone» en limitant les émissions de CO2. (apic/com/lacroix/nd)



