Rome: Détention prolongée du majordome de Benoît XVI, suspecté dans l’affaire ’Vatileaks’
La justice vaticane tranchera début août
Rome, 12 juillet 2012 (Apic) La justice vaticane a décidé de prolonger d’une dizaine de jours la détention provisoire légale (50 jours) du majordome du pape, Paolo Gabriele, a indiqué le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège le 12 juillet 2012. La semaine prochaine, Benoît XVI rencontrera la commission cardinalice chargée d’enquêter, après les fuites dans l’affaire des ’Vatileaks’.
Arrêté par la Gendarmerie vaticane, Paolo Gabriele est en détention depuis le 23 mai dernier. Dépassé les 50 jours légaux, la justice vaticane a fait savoir qu’elle prolongeait la détention du valet de chambre de Benoît XVI d’une dizaine de jours. Elle entend ainsi clore la phase d’instruction, en recueillant d’ultimes témoignages et en concluant «l’interrogatoire formel» du seul suspect officiel.
La justice vaticane décidera probablement début août si elle compte juger Paolo Gabriele, a expliqué aux journalistes le Père Federico Lombardi. Le procès ne devrait pas avoir lieu, le cas échéant, avant octobre. Il peut aussi être relaxé. Paolo Gabriele pourrait être assigné à résidence au terme de la phase d’instruction, comme l’ont déjà demandé ses deux avocats. Son domicile est situé à l’intérieur des murs du Vatican.
Rédaction d’un premier rapport
La commission cardinalice, instituée par le pape et présidée par le cardinal Julian Herranz, est en train de conclure ses auditions et son travail de rédaction d’un premier rapport, a indiqué le ’porte-parole’ du Vatican. Elle sera reçue prochainement par le pape à Castel Gandolfo. Benoît XVI devrait alors avoir plus de certitudes sur l’ampleur du ’complot’ qui le vise, pour autant qu’il existe.
L’état de santé mentale de Paolo Gabriele n’était pas inquiétant, a affirmé le Père Federico Lombardi devant la presse. Ce matin pourtant, un quotidien italien assurait que le prévenu était parvenu à une situation de «prostration psychologique». Le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège s’est entretenu avec l’un de ses avocats qui l’a jugé «serein».
Paolo Gabriele avait été arrêté le 23 mai dernier, en possession de documents confidentiels provenant de la correspondance privée du pape. Il risque entre un et six ans de prison. Le pape peut aussi décider de le gracier. Il occupe pour l’heure l’une des quatre «chambres de sécurité» du siège de la Gendarmerie vaticane, au rez-de-chaussée du Palais du Tribunal situé derrière la basilique Saint-Pierre. Détenu dans une pièce d’une quinzaine de m2 pourvue de sanitaires et d’une fenêtre, il reçoit régulièrement la visite de son épouse. (apic/imedia/ami/ggc)




