La lettre des évêques «Choisir le mariage!» (26 pages) peut être obtenue auprès de LICAP, rue Guimard,1 – 1040 Bruxelles (tél. 02/509.96.72).

Fribourg: L’abbé André Duruz a refusé la charge d’administrateur diocésain

«Objection de conscience»

Fribourg, 11 octobre 1998 (APIC) Pressenti pour être administrateur du diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg, après le départ de Mgr Amédée Grab en août à Coire, l’abbé André Duruz a décliné cette charge, révèle samedi le quotidien fribourgeois «La Liberté». Le vicaire épiscopal de Neuchâtel aurait refusé de signer la «profession de foi ” exigée de chaque évêque ou responsable de diocèse.

Désigné dans un premier temps par le Collège des consulteurs chargé de nommé l’administrateur diocésain en cas de vacance du siège épiscopal, l’abbé Duruz a repoussé cette demande. En cause un passage de cette profession de foi qui stipule : «avec une soumission religieuse de la volonté et de l’intelligence j’adhère aux doctrines qui sont énoncées soit par le Pontife romain, soit par le collège des évêques lorsqu’il exercent le magistère authentique de l’Eglise, même s’ils n’ont pas l’intention de les proclamer par un acte définitif.» «Faire preuve de soumission de la volonté, je peux encore comprendre. Mais la soumission de l’intelligence…» commente l’abbé Duruz qui parle «d’objection de conscience».

Exemple d’une des difficultés que pose le texte: «Il ne m’est pas possible de dire qu’il n’y aura jamais de femmes prêtres». Pour l’abbé Duruz, la foi se propose et ne s’impose pas.

Après le refus d’André Duruz, le choix du collège des consulteurs, s’est alors porté sur Mgr Jacques Richoz, vicaire général depuis 22 ans qui connaît parfaitement les moindres rouages de l’évêché. Il assumera la tâche d’administrateur jusqu’à l’arrivé du nouvel évêque.

Cette péripétie illustre la situation souvent délicate des évêques aujourd’hui. Pour l’abbé Marc Donzé, président du Conseil presbytéral et membre du Collège des consulteurs, «au pied de la lettre, le texte de la profession de foi est une source de difficultés. Mais je me dis: que veut dire une soumission de la volonté et de l’intelligence dans le langage romain ? Pour avoir vécu à Rome, je dirais que cela fait partie de la latinité d’avoir des lois ultra-sévères avec une application souple.»

200 évêques à remplacer chaque année

L’Eglise catholique compte aujourd’hui quelque 4’500 évêques dans le monde dont 200 environ sont nommés ou remplacés chaque année. La Congrégation des évêques examine une soixantaine de dossiers par mois. C’est elle qui fait les choix qui sont ensuite ratifiés par le pape. Dès la nomination de Mgr Grab à Coire, le nonce apostolique en Suisse, Mgr Oriano Quilici a lancé une consultation sur les candidats potentiels. Après enquête, il a transmis une liste tenue secrète de trois ou quatre noms à Rome. A Fribourg on espère que le choix se fera avant la fin de l’année.

Le diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg, n’est pas le seul en Suisse à attendre un évêque. Depuis deux ans, Mgr Kurt Koch, évêque de Bâle, cherche un auxiliaire pour succéder au Jurassien Joseph Candolfi. Pas moins de six candidats ont déjà refusé cette charge, a indiqué Mgr Koch. (apic/lib/mp)

27 avril 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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