Rome: Vers l’instauration d’une Journée contre la persécution et la discrimination des chrétiens

La liberté religieuse sauvagement violée

Rome, 7 décembre 2011 (Apic) Le secrétaire du Saint-Siège pour les relations avec les Etats, Mgr Dominique Mamberti, a souhaité l’institution d’une Journée mondiale contre la persécution et la discrimination des chrétiens, le 6 décembre 2011. Intervenant à Vilnius, en Lituanie, lors du Conseil ministériel de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), le chef de la diplomatie vaticane a déploré que la liberté religieuse soit encore «sauvagement violée aujourd’hui».

Mgr Dominique Mamberti, faisant référence à une table ronde sur la discrimination des chrétiens organisée par l’OSCE en septembre dernier à Rome, a souhaité que les efforts se poursuivent. A ses yeux, l’institution d’une «Journée mondiale contre la persécution et la discrimination des chrétiens serait un signe fort». Le prélat a également encouragé les Etats à «rapporter les crimes motivés par la haine des chrétiens».

De nombreux chrétiens «subissent des offenses quotidiennes et vivent souvent dans la peur» à cause de leur foi, a affirmé Mgr Mamberti. Reprenant des propos de Benoît XVI, il a rappelé que la liberté religieuse fait partie des libertés fondamentales. «Le droit à la liberté religieuse, alors qu’il a été proclamé de façon répétée par la communauté internationale, de même que dans les Constitutions de nombreux Etats, continue d’être sauvagement violé», a-t-il déploré. Selon le prélat, plus de 200 millions de chrétiens seraient «en difficulté à cause des structures légales et culturelles qui mènent à leur discrimination».

Immigration et famille

Evoquant la question migratoire, le chef de la diplomatie vaticane a souligné «la nécessité d’accorder plus d’attention aux migrants eux-mêmes». Il a invité les Etats de l’OSCE à favoriser le «regroupement familial».

«La famille joue un rôle fondamental dans le processus d’intégration», a assuré Mgr Mamberti, car elle est source de stabilité pour les immigrés dans leur nouvel environnement social. «Les migrants, conscients de leurs droits, peuvent se sentir plus sûrs lorsqu’ils offrent leurs services et leurs capacités», a-t-il ajouté. «La communauté qui les accueille, bien informée et respectueuse de ces droits, se sentira plus libre de mettre en œuvre sa solidarité, pour construire ensemble un avenir commun». (apic/imedia/mm/ggc)

7 décembre 2011 | 15:47
par webmaster@kath.ch
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