Pakistan: Deux nouveaux témoins en faveur de Rimsha Masih
La mafia de l’immobilier serait derrière l’affaire
Islamabad, 4 septembre 2012 (Apic) Deux nouveaux témoins ont confirmé le 3 septembre 2012 les accusations portées contre l’imam Khalid Jadoon Chisthi sur la falsification des preuves du blasphème de Rimsha Masih. La jeune Pakistanaise de 14 ans, handicapée mentale, est emprisonnée depuis le 16 août dernier à Islamabad sous le soupçon d’avoir brûlé des pages du Coran. Un délit de blasphème passible de la prison à vie. L’ombre de la mafia de l’immobilier, qui cherche à chasser les chrétiens du quartier, plane sur toute l’affaire.
Le cas de Rimsha fait désormais l’objet d’un large consensus parmi les responsables musulmans modérés tels que Hafiz Tahir Ashrafi, responsable du ’All Pakistan Ulema Council’. Mais les tensions persistent. Le 3 septembre, Paul Bhatti, Conseiller spécial du Premier Ministre chargé de l’Harmonie nationale, très actif dans le cas de Rimsha, a dû rester dans son bureau au ministère, rapporte l’agence d’information missionnaire romaine Fides. A cause d’une alerte sur sa sécurité personnelle, il n’a pas pu se rendre à un débat télévisé en compagnie de Tahir Ashrafi et du Père Rehmat Hakam Michael, vicaire général du diocèse d’Islamabad-Rawalpindi.
Entre temps, il se confirme que la mafia de l’immobilier se trouve derrière le cas de Rimsha Masih. Des spéculateurs entendent en effet chasser les chrétiens du faubourg de Mehrabadi, car la valeur des terrains dans cette zone d’Islamabad s’est accrue. Ce qui les a conduit à monter de toutes pièces ce cas de blasphème pour parvenir à leurs fins. La majeure partie des familles du faubourg sont des fidèles ayant fui Gojra, localité incendiée par des radicaux islamiques en 2009, suite déjà à un présumé cas de blasphème. (apic/fides/mp)



