«La mort médicalisée»: Un dossier d’»Ethica clinica»
Namur, 27 mai 1998 (APIC) La revue «Ethica Clinica», centrée sur l’éthique des soins de santé, consacre son premier numéro de l’année 1998 à «la mort médicalisée». Deux ans après son lancement, la revue trimestrielle publiée par la Fédération des Institutions Hospitalières de Wallonie, a choisi de prolonger son dernier numéro de l’année 97 sur l’euthanasie par une réflexion sur la médecine et la mort.
Le problème de fond est d’emblée posé par l’article de B. Cadoré, directeur du Centre d’éthique médicale à l’Université catholique de Lille: la «médicalisation de la mort» est-elle un déni de la mort ou une chance de l’aborder sous un jour nouveau? L’auteur se garde de rendre la médecine coupable de tous les refus, pas plus qu’il n’en fait la gardienne de tous les risques. Il assigne plutôt à la médecine un nouveau devoir «d’humaniser la mort» en signalant ce défi: «résister au mensonge pour faire médiation».
Suivent plusieurs témoignages où l’anesthésiste et l’oncologue, mais aussi l’infirmière, le juriste, le théologien et divers aumôniers ou conseillers laïcs s’interrogent sur la mort à l’hôpital.
Le courrier des lecteurs aborde aussi des questions fortes, dont l’étonnement d’une psychologue: «Comment se fait-il que des dictionnaires de médecine ignorent le terme ’écoute’»? (apic/cip/pr)



