Liban : Voyage de Benoît XVI du 14 au 16 septembre

La mosaïque religieuse libanaise

Rome, 11 septembre 2102 (Apic) Avec ses 18 groupes confessionnels reconnus officiellement, le Liban représente la société religieusement la plus composite et la plus diversifiée du Proche-Orient. Parmi les chrétiens, l’Eglise catholique maronite, dont les origines remontent à la congrégation monastique autochtone fondée par l’ascète syriaque saint Maron au début du Ve siècle, représente la communauté principale, rappelle le 11 septembre 2012 l’agence d’information missionnaire romaine Fides.

Outre les maronites, l’Eglise catholique comprend également les melkites, les syro catholiques, les chaldéens, les latins et les arméniens. Les autres dénominations chrétiennes comprennent les grecs orthodoxes, les Eglises orientales dites préchalcédoniennes (antérieures au Concile de Chalcédoine en 451), à savoir l’Eglise apostolique arménienne, l’Eglise syro-orthodoxe, l’Eglise assyrienne et l’Eglise copte ainsi que des protestants de diverses obédiences.

Au Liban, l’islam connaît la division entre chiites et sunnites auxquels viennent s’ajouter les groupes – d’origine chiites mais hétérodoxes – que sont les alaouites et les ismaélites ainsi que les disciples de la religion druze, secte de dérivation musulmane qui a absorbé des éléments gnostiques et ésotériques. Une petite communauté juive comprenant quelques milliers de membres se concentre dans la zone de Beyrouth.

Les rapports numériques entre les différentes communautés religieuses ne peuvent être établis avec précision. Les Libanais résidant au Liban sont quelques 4,2 millions. Mais depuis 1932, aucun recensement officiel n’a tracé un profil détaillé du Liban d’un point de vue religieux, notamment pour ne pas alimenter les tensions et ne pas mettre en danger l’équilibre politique fondé sur la distribution des charges institutionnelles sur base confessionnelle. Les estimations officieuses doivent être évaluées en prenant en considération le fait que de nombreuses communautés tendent à surestimer le nombre de leurs membres et que les statistiques démographiques officielles ne tiennent pas compte des centaines de milliers de réfugiés palestiniens.

60% de musulmans, 40% de chrétiens

Selon les projections récurrentes, qui font également référence aux statistiques établies par les services de renseignement américains, les musulmans lato sensu c’est-à-dire en comptant également les druzes – estimés à eux seuls aux alentours de 5% de la population – représentent environ 60% de la population libanaise, avec une majorité de chiites par rapport aux sunnites et aux groupes mineurs (alaouites et ismaélites), estimés quant à eux autour de 1%. Les chrétiens dans leur ensemble représenteraient 40% de la population, sachant que les maronites constitueraient à eux seuls 23% de la population totale.

Selon les chiffres de l’Annuario pontificio de l’Eglise, à fin 2011, les catholiques au Liban étaient 2’148’000. On comptait 24 circonscriptions ecclésiastiques, 53 évêques 53, 840 prêtres diocésains, 703 religieux prêtres, 33 diacres permanents, 147 religieux non prêtres, 2’650 religieuses, 483 catéchistes. L’Eglise gère dans le pays 647 écoles maternelles et primaires, 229 collèges, 31 lycées et universités, 358 centres sanitaires, d’assistance et de bienfaisance. (apic/fides/mp)

11 septembre 2012 | 14:14
par webmaster@kath.ch
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