Canada: Les évêques canadiens défendent le statut de l’embryon

La Motion 312 du député Stephen Woodworth au centre des polémiques

Ottawa, 20 septembre 2012 (Apic) Les évêques du Canada rappellent que «l’être humain existe dès sa conception». Au moment où la Chambre des communes s’apprête à débattre de la Motion 312, ils invitent les membres du Parlement à prendre en compte le caractère sacré de l’enfant à naître et de chaque vie humaine, dans une déclaration publique du 18 septembre 2012. La proposition de motion du député Stephen Woodworth vise à préciser le statut de l’embryon.

«L’Eglise catholique soutient que l’être humain existe dès la conception. La vie des êtres humains est, par conséquent, sacrée à chaque stade de notre existence, du début à la fin naturelle», explique le texte des évêques, signé le 18 septembre par le président de la conférence épiscopale, Mgr Richard Smith, archevêque d’Edmonton.

Les évêques du Canada «invitent tous les membres du Parlement canadien à bien prendre en compte le caractère sacré de l’enfant à naître et de chaque vie humaine». Ils «encouragent les catholiques du Canada, et toutes les personnes de bonne volonté, à prier pour que nos législateurs reçoivent la sagesse et le courage de faire ce qui est le plus susceptible de préserver et de promouvoir le bien commun… qui se fonde sur le respect de la dignité humaine de tous et de chacun».

La Motion 312

Les membres du Parlement fédéral poursuivront, le 21 septembre, le débat sur la Motion 312 présentée par le député conservateur Stephen Woodworth en début d’année. Le 26 septembre, la Chambre des communes est censée voter sur cette Motion. Le texte demande à la Chambre d’instituer un comité spécial pour examiner l’article 223 (1) du Code criminel canadien, qui dit: «Un enfant devient un être humain au sens de la présente loi lorsqu’il est complètement sorti, vivant, du sein de sa mère».

En cas d’adoption de la Motion 312, un comité spécial évaluera si les preuves médicales actuelles concordent avec la définition fournie à l’article 223. Il traitera de l’impact juridique sur les droits fondamentaux d’un «enfant, avant le moment où il a vu complètement le jour», a précisé le barreau du Québec le 17 septembre. (apic/com/ggc)

20 septembre 2012 | 11:38
par webmaster@kath.ch
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