La nomination du nouveau président de l’IOR «pas avant l’automne»
Rome: La fin de l’interrogatoire du majordome de Benoît XVI est imminente
Rome, 3 juillet 2012 (Apic) La phase d’instruction sur le cas du majordome du pape, Paolo Gabriele, suspecté dans le cadre des «Vatileaks» d’avoir transmis des documents confidentiels appartenant au pape à des médias italiens, est sur le point de se conclure. Le Père Federico Lombardi, directeur du Bureau de presse du Saint-Siège, a assuré le 3 juillet 2012 qu’elle serait terminée sans doute d’ici la fin de la semaine prochaine.
Le même jour, s’adressant aux journalistes, le porte-parole du Vatican a également assuré que la nomination d’un nouveau président à l’Institut pour les œuvres de religion (IOR), suite au limogeage d’Ettore Gotti Tedeschi au mois de mai, n’interviendrait «pas avant l’automne».
La fin de l’interrogatoire formel de Paolo Gabriele, le majordome de Benoît XVI suspecté d’être responsable de la diffusion de documents confidentiels en provenance des appartements pontificaux, devrait advenir «la semaine prochaine ou en début de semaine suivante», a ainsi affirmé le Père Lombardi. Ce proche collaborateur du pape, qui a trahi sa confiance, a été arrêté le 23 mai dernier.
28 personnes entendues par la commission cardinalice
L’interrogatoire formel de Paolo Gabriele a débuté le 5 juin. Le suspect se trouve désormais depuis 42 jours dans une chambre de sécurité au siège de la Gendarmerie du Vatican. A l’issue de la phase d’instruction, le juge pourrait décider de lever la détention préventive. «Cela ne veut pas dire que la sentence du juge arrivera immédiatement en ce qui concerne le déroulement du procès ou la mise en accusation» formelle, a toutefois précisé le Père jésuite.
Si Paolo Gabriele reste la seule personne mise en examen, le Père Lombardi a assuré qu’ont été recueillis les témoignages de nombreuses autres personnes. La commission cardinalice chargée directement par Benoît XVI d’enquêter sur l’affaire a ainsi entendu 28 personnes, a rapporté le porte-parole du Vatican. Il a ajouté qu’aucune demande de collaboration judiciaire n’avait été adressée à l’Italie dans cette affaire, et que les enquêteurs avaient agi «dans le cadre du Vatican uniquement». D’ici la fin du mois de juillet, les cardinaux de la commission devrait remettre un rapport au pape sur l’avancée de leurs recherches.
Un successeur pour Ettore Gotti Tedeschi
Par ailleurs, le Père Lombardi a assuré que le successeur d’Ettore Gotti Tedeschi, limogé au mois de mai dernier, ne serait pas nommé avant l’automne. Il a aussi précisé qu’il n’y aurait «ni commissaire ni commission» en attendant, contrairement à certaines rumeurs diffusées par la presse italienne.
Le porte-parole du Vatican a précisé qu’il s’agissait là de délais normaux, quoique quelque peu allongés du fait de la période estivale. Le Conseil de surintendance de l’IOR s’est réuni le 27 juin avant de rencontrer la Commission cardinalice de surveillance, organe suprême de la «banque du Vatican», présidée par le secrétaire d’Etat du Saint-Siège, le cardinal Tarcisio Bertone. A l’ordre du jour figurait surtout «l’identification des critères de professionnalisme et d’expérience universellement reconnus» en vue de trouver un successeur à Ettore Gotti Tedeschi au poste de président du Conseil de surintendance, désavoué par les 4 autres membres en mai dernier. (apic/imedia/mm/be)




