Londres: L’Eglise d’Angleterre accepte l’égalité des droits en matière de pension pour les prêtres homosexuels

La non discrimination l’emporte

Londres, 12 février 2010 (Apic) L’Eglise d’Angleterre a accepté une motion sur l’égalité des droits en matière de pension pour les prêtres homosexuels. Désormais, le survivant «gay» d’un prêtre anglican décédé bénéficiera des mêmes droits qu’un veuf ou qu’une veuve hétérosexuelle. Le synode général de l’Eglise anglicane, réuni à Londres durant la semaine et qui clôt ses débats vendredi 12 février, a ainsi décidé en matière de pension de traiter sur un pied d’égalité les unions homosexuelles et les mariages traditionnels.

Jusqu’à présent, les prétentions en matière d’héritage des survivants du même sexe d’un membre du clergé n’étaient calculées que pour les années de service à partir de 2005. C’est à cette date qu’ont été légalisées les unions civiles. Le synode, qui est l’organe législatif de l’Eglise d’Angleterre, s’est rallié aux arguments du Révérend Mark Bratton, de Coventry, qui estimait que le règlement appliqué actuellement était injuste. Il a relevé que de nombreux partenaires «gays» de prêtres fournissaient un soutien incalculable dans la vie de leur paroisse.

Il a souligné que le bénéfice que l’Eglise en retirerait pour sa réputation en remédiant à cette injustice serait grand, «inversement proportionnel au faible coût» de cette mesure. En 2003, le Révérend Jeffrey John, qui était homosexuel, avait été contraint à renoncer à être évêque de Reading, bien qu’il insistât sur le fait que sa relation était chaste, en raison du «dommage» que sa consécration aurait pu causer à l’unité de l’Eglise, rappelle la BBC.

D’autres intervenants ont soutenu la motion du Révérend Mark Bratton, notamment le chanoine Giles Goddard, de Londres, qui a relevé que la perception que l’Eglise était homophobe «sape profondément notre mission en tant que chrétiens». Simon Baynes, un délégué laïc du diocèse de St-Albans, a dit être choqué par le fait que si le Révérend Jeffrey John, par exemple, venait à mourir, son partenaire de plus de 30 ans recevrait une pension annuelle d’environ 5’600 francs suisses par an contre près de 13’000 francs s’il avait été marié juste quelques jours avant son décès, a-t-il insisté. (apic/bbc/be)

12 février 2010 | 13:10
par webmaster@kath.ch
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