tout au long de 8 jours de session. Et que les grands courants religieux de
La paix ne fait pas recette. Elle se vend mal dès lors qu’elle se discute
la planète en débattent ne changent rien. Bien au contraire peut-être. Ce
commentaire désabusé, un moine bouddhiste cambodgien le glissait à l’APIC,
au terme de la 6e Conférence mondiale des religions pour la paix, tenue du
4 au 9 novembre à Riva del Garda, dans le nord de l’Italie.
L’événement était pourtant de taille. Plus sans doute par la qualité des
propos tenus par des politiciens comme Nagasone et Akashi, par des cardinaux tels Martini, Arinze et Etchegaray, d’un Bartholomée Ier, par des Gutierrez, Küng ou autres spécialistes comme Galtung… par des leaders chrétiens, musulmans, bouddhistes, juifs, taoïstes ou shintoïstes…, que par
l’objet même qui avait réuni 900 délégués de 70 pays autour d’un idéal commun: la paix.
Evénement de taille, disions-nous? Il n’a pourtant suscité que peu de
commentaires… en Europe du moins, hormis en Italie, constate la française
Jacqueline Roussé, l’une des 9 co-présidentes de la Conférence. A peine une
ligne ici ou là… L’idée de la paix de fait pas recette. Moins sans doute
qu’un défilé militaire… ou que la démonstration de force de tel ou tel
autre pays à chaque fête nationale par exemple.



