En Suisse, de plus en plus de personnes doivent compter leurs sous (Photo:Marcel Grieder/Flickr/<a href="https://creativecommons.org/licenses/by/2.0/legalcode" target="_blank">CC BY 2.0</a>)
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En Suisse, de plus en plus de personnes doivent compter leurs sous (Photo:Marcel Grieder/Flickr/CC BY 2.0)

La pauvreté augmente encore en Suisse

10.04.2018 par Raphaël Zbinden

En Suisse, 615’000 personnes sont touchées par la pauvreté, annonce le 10 avril 2018 l’Office fédéral de la statistique (OFS). Caritas Suisse invite la Confédération, les cantons et les communes à contrer cette évolution par une vraie politique de lutte contre la précarité.

De 7 à 7,5% de la population suisse est désormais considérée comme pauvre. Malgré une conjoncture économique favorable, le nombre de personnes pauvres augmente pour la deuxième fois consécutive, note Caritas Suisse. Les familles monoparentales, les personnes au chômage et les personnes sans qualifications professionnelles sont particulièrement touchées. 140’000 hommes et femmes sont pauvres bien qu’ils occupent un emploi.

Pour la première fois en 2018, l’OFS a également collecté des données sur la durée de la pauvreté. Plus de personnes que prévu font l’expérience de la pauvreté à un moment ou un autre de leur vie. Durant ces quatre dernières années, 12,3 % de personnes en Suisse ont été pauvres durant au moins une année.

Une stratégie nationale de lutte contre la pauvreté

La pauvreté n’est pas un problème marginal, il s’agit bel et bien un nouveau défi sociopolitique, affirme Caritas Suisse. Les risques de pauvreté que sont l’exclusion, le chômage de longue durée ou le divorce ne sont pas couverts. Pour l’œuvre d’entraide catholique, il faut donc mettre en place une stratégie nationale de lutte contre la pauvreté définie en collaboration par la Confédération, les cantons et les communes.

Caritas enjoint à définir, en partenariat avec les organisations civiles et les personnes pauvres, des objectifs et des mesures permettant de lutter durablement contre la pauvreté. Les priorités sont la garantie du minimum vital, la participation sociale, les possibilités de formation continue et un surcroît d’harmonisation entre la vie familiale et la vie professionnelle. Les mesures d‘affaiblissement que l’on constate actuellement, notamment dans l’aide sociale, ne font qu’aggraver le problème de la pauvreté, souligne l’œuvre d’entraide. (cath.ch/com/rz)


Hugo Fasel, directeur de Caritas Suisse | © Maurice Page

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