«La pendule des médias en avance sur celle de l'Eglise»

France : Rien ne changera immédiatement dans la récitation du Notre-Père

Paris, 17 octobre 2013 (Apic) Selon Mgr Bernard Podvin, porte-parole des évêques de France, rien ne changera dans l’immédiat pour la récitation du Notre-Père, ni à la messe ni pour les fidèles. Un changement pourra intervenir dans quelques années lorsqu’entrera en vigueur la nouvelle traduction du Missel Romain, qui est encore en chantier, précise Mgr Podvin dans un billet publié sur le site internet de l’Eglise catholique en France.

L’annonce de la modification de la traduction du Notre Père a suscité un assez vif émoi médiatique dans les pays francophones au cours des derniers jours, y compris dans la grande presse profane. «L’intérêt journalistique pour le Notre Père est positivement révélateur du sens populaire de la principale prière des chrétiens. Mais la pendule des rédactions est un peu en avance sur celle des Eglises !», commente Mgr Podvin.

Un travail entamé il y a 17 ans

Il y a 17 ans, les conférences épiscopales francophones ont demandé de mettre en chantier une traduction intégrale de la Bible à usage liturgique, explique le porte-parole des évêques. En effet, au lendemain du Concile Vatican II, seuls les textes utilisés pour la messe et les sacrements avaient été traduits en français.

La nouvelle traduction, à paraître le 22 novembre prochain, est cette version intégrale et révisée. Parmi les modifications les plus remarquables figure la dernière demande du Notre-Père. «Ne nous soumets pas à la tentation» est remplacé par «ne nous laisse pas entrer en tentation «. Mgr Podvin rapproche cette modification de l’injonction de l’épitre de saint Jacques (Jc.1,13) : «Dans l’épreuve de la tentation, que personne ne dise : «Ma tentation vient de Dieu. Dieu en effet ne peut être tenté de faire le mal, et lui-même ne tente personne.» «Communier à la prière du Christ de cette manière réjouira donc les croyants… le moment venu», conclut Mgr Podvin. (apic/com/mp)

17 octobre 2013 | 11:58
par webmaster@kath.ch
Partagez!