1.1.1.1 Satisfaire les demandes des milliers de pèlerins
La Pierraz: Un nouvel ouvrage pour mieux connaître la Bienheureuse Marguerite Bays
La Pierraz, 17 avril 2005 (Apic) Dix ans après sa béatification, un ouvrage revient sur la bienheureuse Marguerite Bays. Le Père Claude Morel, entouré d’une équipe de rédaction, a retracé les principales étapes de sa vie en se basant sur une biographie de Robert Loup de 1943 et sur le dossier de béatification de 1’200 pages.
La « Fondation Marguerite Bays » a présenté le nouvel ouvrage à la presse le 15 avril à La Pierraz, dans la maison paternelle de la bienheureuse, devenu depuis de nombreuses années un lieu de pèlerinage très fréquenté dans la région. Intitulé « Mieux connaître la Bienheureuse Marguerite Bays », et édité chez St-Paul à Fribourg, il a été tiré à 3’000 exemplaires et se vend au prix de 20 francs.
« Nous voulions marquer le coup pour les 10 ans de la béatification et répondre aux nombreuses demandes des pèlerins souhaitant disposer d’un ouvrage biographique assez court et pratique», a affirmé le Père Claude Morel, de la congrégation des Missionnaires de Saint François de Sales. La Fondation Marguerite Bays, présidée par Jean-Paul Conus, a d’abord envisagé de rééditer (pour la 5e fois !), tout en le réadaptant, le livre de Robert Loup « Une stigmatisée Suisse Marguerite Bays » de 1943. Mais la famille de l’auteur demandait que le texte soit respecté dans son intégralité. Or, la Fondation souhaitait l’alléger et y intégrer des éléments apparus lors des travaux en vue de la béatification.
La seule solution était donc de rédiger une nouvelle biographie, en se basant sur ces deux sources. Le Père Morel, qui est déjà l’auteur de « Prier 15 jours avec St François de Sales », s’est mis à la tâche en compagnie d’une équipe formée également d’Elisabeth Simon, qui a assuré la mise en page, Marthe Bérard, Fabienne Sauca (gardienne de la Maison paternelle de Marguerite Bays), et Jean-Paul Conus. Il en résulte un ouvrage de 108 pages (plus les photos) « d’une lisibilité agréable » selon ses auteurs. Quant au tirage de 3’000 exemplaires, il n’est pas jugé trop modeste. « Pour un livre religieux, c’est même un tirage important », estime Claude Morel.
1.1.1.1.1.1 Vendu en Suisse et en France
« Mieux connaître la Bienheureuse Marguerite Bays » est en vente dans les lieux de pèlerinage consacrés dans la région à l’humble couturière de La Pierraz. Ainsi que dans les principales librairies religieuses de Suisse, et en France à travers un distributeur local, a annoncé Anton Scherer, directeur des Editions St-Paul.
Chaque année, la Maison paternelle de Marguerite Bays attire plusieurs milliers de visiteurs, de Suisse pour la plupart, mais également de France, d’Italie, d’Allemagne, ou même de plus loin. Par ailleurs, la bienheureuse peut compter sur un cercle de fidèles et d’amis dans de plusieurs continents, notamment en Asie et dans plusieurs régions d’Amérique. Il n’est pas prévu de traductions du livre pour l’instant, mais si le besoin se fait ressentir, cela ne sera pas exclu. « Chaque initiative demande des forces nouvelles. Et nous sommes déjà plus de 25 à travailler bénévolement dans le cadre de la Fondation », tempère Jean-Paul Conus.
Encadré :
1.1.1.1.2 Catéchiste pour les enfants de Siviriez
Née le 8 septembre 1815 à La Pierraz, un hameau de la région de Romont faisant paroisse avec Siviriez, Marguerite Bays fait un apprentissage de couturière à l’âge de 15 ans. Très tôt, elle ressent un attrait pour la prière dans la solitude et le silence, tout en s’engageant au service de la communauté chrétienne lorsque ses nombreuses contraintes familiales le lui permettent. Elle se rend chaque jour à la messe, prie le chapelet, et réunit tous les dimanches après-midi chez elle ou à la chapelle de Notre- Dame du Bois les enfants pour le catéchisme.
Elle fait profession dans le Tiers Ordre franciscain, et visite fréquemment le monastère de la Fille-Dieu à Romont, sans pour autant entrer dans les ordres. Dans sa région, elle visite et assiste régulièrement les malades et les mourants. Par ailleurs, son esprit missionnaire la pousse à collaborer à l’apostolat de la presse catholique en compagnie du chanoine Schorderet, fondateur de l’oeuvre St-Paul.
Frappée d’un cancer, elle en guérit miraculeusement le 8 décembre 1854, jour de la proclamation du dogme de l’Immaculée de Marie. Elle conserve de cette épreuve des stigmates aux mains, qu’elle tente de camoufler avec des gants afin de ne pas attirer l’attention des paroissiens. Depuis sa mort, le 27 juin 1879, des pèlerins se rendent sans discontinuer dans ses lieux d’engagement et de prière: sa maison familiale, la chapelle de Notre-Dame du Bois, l’église de Siviriez où se trouve son tombeau et le monastère de la Fille-Dieu à Romont.
(apic/bb)



