Cameroun: Les ravisseurs du Père Vandenbeusch parlaient des langues du Nigeria
La piste Boko Haram semble se confirmer
Yaoundé, 15 novembre 2013 (Apic) Les ravisseurs du prêtre français Georges Vandenbeusch, enlevé le 13 novembre 2013 au nord du Cameroun, parlaient, selon des témoignages, des langues du Nigeria. La piste d’un enlèvement par la secte islamiste nigériane Boko Haram semble donc se confirmer.
Le prêtre a été enlevé alors qu’il se trouvait dans la paroisse de Nguetchewe à une vingtaine de kilomètres de la frontière avec le Nigeria.»Les ravisseurs parlaient anglais, houssa et kanuri, les deux premières langues étant parlées au Nigeria alors que la troisième constitue la langue véhiculaire de la région», indique à l’Agence d’information vaticane Fides Mgr Henri Djonyang, vicaire général du diocèse de Maroua-Mokolo, dans lequel le Père Vandenbeusch a été kidnappé. On suspecte donc que les ravisseurs proviennent du Nigeria et qu’il s’agisse de membres de la secte islamiste Boko Haram, qui cible particulièrement les chrétiens.
Un prêtre engagé dans l’accueil des réfugiés
Le gouvernement de Yaoundé craint que les ravisseurs et leur otage n’aient déjà quitté le sol camerounais. Le rapt du curé est survenu dans la région où une famille française avait été enlevée en février dernier.
Le Père Vandenbeusch est un prêtre Fidei Donum du diocèse de Nanterre, dans la périphérie de Paris. Il officie au Cameroun depuis environ trois ans et s’occupe surtout de l’accueil des familles des réfugiés provenant du Nigeria. (apic/fides/rz)




