Sri Lanka: Toujours plus de victimes des inondations s’adressent à leur Caritas
La plus grande catastrophe naturelle depuis le tsunami de 2004
Colombo, 11 février 2011 (Apic) Les pluies torrentielles qui s’abattent sur le Sri Lanka depuis mi-décembre 2010 ont touché la partie nord-est de l’île. Selon Caritas-Sri Lanka, il s’agit de la plus grande catastrophe naturelle depuis le tsunami de 2004, a rapporté Eglises d’Asie (EDA), agence d’information des Missions étrangères de Paris.
La mousson a fait déjà plus d’un million de déplacés et une cinquantaine de morts au Sri Lanka. L’association catholique a mobilisé les diocèses, pour que ses bénévoles puissent évacuer les sinistrés, apporter les premiers secours et distribuer nourriture, eau potable, vêtements, couvertures et tentes.
Une catastrophe nationale
La situation menace de toucher bientôt l’ensemble du pays. Le cardinal Malcom Ranjith, archevêque de Colombo, a appelé le gouvernement et l’ensemble des catholiques à porter assistance aux victimes des inondations, en réunissant des produits de première nécessité, comme des aliments non périssables, du lait pour bébé et des médicaments.
«Dès le début des inondations, nous avons secouru environ 8’000 familles», a expliqué le Père George Sigamoney, secrétaire général de Caritas-Sri Lanka. Le sanctuaire marial de Notre-Dame de Madhu est entouré par les eaux et a été converti en centre d’accueil pour des centaines de familles. L’évêque de Mannar, Mgr Rayappu Joseph, a distribué un million de roupies (7’300 euros) pour l’aide d’urgence dans son diocèse.
La communauté internationale, consciente que cette nouvelle catastrophe naturelle affectera de façon durable le processus de reconstruction de la région, a fait part de sa préoccupation et de son soutien logistique et financier pour les six mois à venir. Par un communiqué daté du 24 janvier, les Nations Unies ont lancé un appel de fonds d’un montant de 37 millions d’euros pour l’aide de première urgence.
De son côté, Colombo (la capitale) a envoyé des troupes militaires pour aider à l’évacuation et à la distribution des secours. De plus, une aide d’urgence hebdomadaire sera allouée aux victimes, parallèlement à la distribution de colis alimentaires par le Programme alimentaire mondial (PAM). (apic/eda/ggc)




