La position catholique
La Conférence des évêques suisses n’a pas encore pris formellement position sur l’initiative soumise à votation le 12 mars prochain, mais l’initiative correspond avec l’enseignement catholique. Le Père Roland-B. Trauffer, secrétaire de la CES renvoie à la prise de position des évêques en réponse à la consultation sur l’avant projet de loi fédérale sur la procréation médicalement assistée en octobre 1995. Ce texte rappelait notamment le jugement négatif de l’Eglise sur la technique de la fécondation artificielle, médicalement assistée ou non. L’Eglise catholique désapprouve aussi bien la fécondation artificielle hétérologue que la fécondation artificielle homologue. Le lien entre mariage et paternité est ancré dans l’ordre naturel et ne dépend pas seulement d’institutions culturelles contingentes, rappelaient les évêques. Tout être humain a le droit de naître de façon humaine, c’est-à-dire d’être conçu dans un rapport interpersonnel des conjoints, et porté dans le sein de sa mère pour être accueilli dans la famille. Toute violation de ce principe est une atteinte à la dignité de la personne de l’enfant à naître et à ses droits inaliénables. Des arguments développés de manière exhaustive dans l’instruction «Donum Vitae» publiée en 1987 par la Congrégation pour la doctrine de la foi et dans l’encyclique du pape Jean Paul II «Evangelium Vitae» parue en 1995. (apic/mp)



