Grande-Bretagne: George Bush et Tony Blair devrait être jugé pour la guerre en Irak, estime Desmond Tutu
La présence d’armes de destruction massive, un prétexte
Londres, 2 septembre 2012 (Apic) Pour l’archevêque sud-africain et prix Nobel de la paix, Desmond Tutu, l’ancien président américain George Bush et l’ancien premier ministre britannique Tony Blair devraient être jugés à la Haye, pour la guerre en Irak. Il s’est exprimé dans l’Observer britannique du 2 septembre 2012. Selon lui, l’invasion de 2003 était basée sur «un mensonge».
L’archevêque reproche à Georg Bush et à Tony Blair d’avoir menti. Ils ont prétexté la possible présence d’armes de destruction massive en Irak, pour «se débarrasser de Saddam Hussein», son ancien président.
Par leur action, Tony Blair et Georg Bush ont «déstabilisé et polarisé le monde à un degré jamais atteint par aucun autre conflit dans l’histoire», selon l’archevêque. Et de citer des chiffres: rien qu’en Irak, «6,5 personnes meurent quotidiennement dans des attaques-suicides et des explosions de véhicule», rapporte l’AFP. Plus de 110’000 irakiens sont morts depuis 2003, des millions ont été déplacés. Fin 2011, «près de 4’500 soldats américains avaient été tués et plus de 32’000 blessés».
«Rien que pour ces faits, dans un monde cohérent, les responsables de ces souffrances et de ces pertes de vies humaines devraient suivre le même chemin que certains de leurs pairs africains et asiatiques, qui ont eu à répondre de leurs actes devant la cour internationale de Justice de la Haye», a-t-il défendu.
Un mensonge
Sur son site internet, Tony Blair a qualifié ses accusations de mensonge. «Toutes les analyses indépendantes ont démontré» le contraire. L’ancien premier ministre britannique se demande aussi pourquoi Desmond Tutu considère que «le massacre, par Saddam, de centaines de milliers de ses concitoyens est sans rapport avec la moralité» dans la décision de le renverser. Il relève encore que «l’économie de l’Irak est aujourd’hui au moins trois fois ce qu’elle était, et la mortalité des enfants a été réduite d’un tiers». (apic/afp/ggc)



