Rome: Le complice du majordome de Benoît XVI renonce à faire appel
La procédure juridique sur les fuites de documents est close
Rome, 2 décembre 2012 (Apic) Claudio Sciarpelletti a renoncé à faire appel. C’est ce qu’a annoncé le Père Federico Lombardi, directeur du Bureau de presse du Saint-Siège, le 1er décembre 2012 à la presse. La décision du complice du majordome du pape signifie la fin de la procédure juridique sur les fuites de documents.
L’ancien analyste programmateur de la Secrétairerie d’Etat du Saint-Siège est accusé d’avoir «participé à déjouer les enquêtes» menées par la justice vaticane dans le cadre des ›Vatileaks’ et condamné à 2 mois de réclusion avec sursis. Reconnu coupable et condamné le 10 novembre dernier, Claudio Sciarpelletti avait ensuite déposé un appel au tribunal de l’Etat de la Cité du Vatican par le biais de son avocat, Gianluca Benedetti, avant d’y renoncer. Selon le Père Lombardi, ce revirement serait lié à des considérations de l’accusé quant à la «bienveillance» de sa peine.
Le même jour, le texte final des motivations de la sentence Claudio Sciarpelletti a été rendu public. Le document, présenté en Salle de Presse du Saint-Siège par son directeur, détaille notamment la manière dont les faits se seraient déroulés selon la reconstruction du Tribunal de l’Etat de la Cité du Vatican.
Paolo Gabriele pourrait êtres gracié par le pape
Selon la sentence, Claudio Sciarpelletti a fourni des versions contradictoires quant à la provenance de l’enveloppe retrouvée lors de la perquisition de son domicile, dans le but d’aider Paolo Gabriele, l’ancien majordome du pape condamné à un an et 6 mois de prison pour vol aggravé. Ce dernier se trouve actuellement dans une cellule de la gendarmerie du Vatican pour purger sa peine. Il pourrait être gracié à l’occasion de Noël, selon la presse italienne.
«La sentence doit être considérée comme définitive et donc, le procès des deux accusés, Paolo Gabriele et Claudio Sciarpelletti, est un chapitre clos», a assuré Federico Lombardi. Avec la publication de cette sentence, le processus juridique sur les fuites de documents confidentiels en provenance de l’Appartement pontifical est donc formellement terminé. (apic/imedia/mm/bb)



