Rome: Le Saint-Siège rappelle son engagement contre la pédophilie à l'ONU

La protection de l’enfant est «une priorité»

Rome, 26 septembre 2014 (Apic) Huit mois après son audition par le Comité des droits de l’enfant des Nations unies, le Saint-Siège a redit le 26 septembre 2014 son «engagement à faire de la protection de l’enfant une priorité». Après la publication début février d’un rapport particulièrement sévère sur sa gestion des affaires de pédophilie, le Saint-Siège a assuré qu’il continuerait à prendre les «mesures nécessaires», soulevant une nouvelle fois «le malentendu» sur la nature même de sa souveraineté et le fait qu’il ne ratifiait pas des traités «au nom de tous les catholiques du monde».

Selon le Père Federico Lombardi, directeur du Bureau de presse du Saint-Siège, la publication de ces commentaires est habituelle dans ce genre d’échanges. Le document, particulièrement technique, énumère les arguments déjà avancés par le Vatican pour dénoncer le rapport très critique à son encontre publié en février dernier par l’ONU.

Ainsi, il répond point par point à toutes les accusations et réaffirme la priorité du Vatican concernant la protection de l’enfant. En recevant les remarques de l’ONU, début février dernier, le Vatican avait assuré qu’il les soumettrait à un «examen minutieux» mais s’était déjà élevé contre la sévérité du rapport.

Des observations conclusives déjà préparées

Dans le point n°22 du document, le Saint-Siège estime que les observations conclusives de l’ONU n’ont pas tenu compte des réponses apportées par le Vatican lors de l’audition de la délégation. Ce dialogue, relève le document, était «prédéterminé par des observations conclusives qui avaient déjà été préparées». Le Vatican, à plusieurs reprises, a évoqué les «idéologies» négatives et les «lobbies» qui pouvaient influencer l’ONU.

La réponse du Saint-Siège explique à nouveau que les procédures disciplinaires des Eglises locales ne sont pas du ressort territorial de l’Etat de la Cité du Vatican, seul concerné par les conventions signées avec l’ONU. Il précise alors que ses engagements concernent «les citoyens du Vatican» mais aussi «le personnel diplomatique du Saint-Siège ou ses fonctionnaires résidant en dehors du territoire de l’Etat de la Cité du Vatican».

Trois jours avant la publication de ces réponses, le Vatican annonçait l’assignation à résidence à l’intérieur du petit Etat de l’ancien nonce apostolique Josef Wesolowski, accusé d’avoir commis des actes pédophiles alors qu’il était en poste à Saint-Domingue entre 2008 et 2013. Il risque 6 à 7 ans de prison dans le cadre d’une procédure pénale. Il a déjà été réduit à l’état laïc dans le cadre d’un procès canonique. (apic/imedia/ami/mm/bb)

26 septembre 2014 | 15:08
par webmaster@kath.ch
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