Genève : Le Saint-Siège entendu par le comité des Nations unies contre la torture
La protection des enfants contre les abus sexuels en toile de fond
Genève, 15 avril 2014 (Apic) Le Comité des Nations Unies contre la torture va auditionner une délégation du Saint-Siège les 5 et 6 mai 2014 à Genève. Ce comité de l’ONU a pour but de prévenir et lutter contre la torture et les traitements inhumains et cruels. La question de la protection des enfants face à la pédophilie dans l’Eglise pourrait être abordée par le comité, comme lors d’une précédente audition en janvier dernier.
Le Saint-Siège participera, comme une demi-douzaine d’autres pays, du 28 avril au 23 mai à Genève à la 52e session du Comité contre la torture des Nations Unies. Il sera entendu pendant deux jours, les 5 et 6 mai.
Selon le programme du comité de l’ONU et conformément à la procédure habituelle, le Saint-Siège présentera le premier jour un rapport sur les mesures appliquées en rapport avec la convention contre la torture qu’il a signée en 2002. Ce rapport général de 25 pages évoque cependant les allégations de mauvais traitements actuellement à l’examen portées par Paolo Gabriele, majordome infidèle de Benoît XVI, incarcéré de façon inhabituelle au Vatican fin 2012.
Puis, le lendemain, la délégation du Saint-Siège répondra aux questions des membres du comité des Nations unies, qui pourraient notamment aborder la question de la protection des enfants face aux abus sexuels commis par des membres du clergé.
La protection de l’enfance est un sujet important pour le pape François
Le 16 janvier dernier, une délégation du Saint-Siège, menée par l’Observateur permanent auprès des Nations unies à Genève, Mgr Silvano Tomasi, avait été auditionnée, par le Comité des droits de l’enfant. Quatre semaines plus tard, ce comité avait publié un rapport critiquant sévèrement la gestion par le Vatican des affaires de pédophilie. Le Saint-Siège avait de son côté dénoncé l’influence dans ce rapport de préjugés en provenance de lobbies hostiles à l’Eglise catholique.
La protection de l’enfance, notamment contre la pédophilie, est un sujet important pour le pape François. Le 22 mars dernier, le souverain pontife a institué une nouvelle commission pour la protection de l’enfance et nommé ses huit premiers membres. Parmi eux se trouve Marie Collins, une Irlandaise victime d’un prêtre pédophile lorsqu’elle était enfant.
En outre, le 11 avril dernier, le pape a pour la première fois demandé pardon pour les crimes pédophiles commis par des membres du clergé, devant une délégation du Bureau international catholique de l’enfance (BICE) reçue au Vatican. Il répétait ainsi la demande de pardon déjà effectuée par son prédécesseur Benoît XVI. (apic/imedia/mb/mp)



