Rome: Les laïcs qui s’engagent dans la société doivent avoir une foi solide, estime le pape
La question de Dieu reste centrale
Rome, 25 novembre 2011 (Apic) Benoît XVI encourage les laïcs catholiques à s’engager dans la société, y compris en politique, tout en restant «préoccupés par la solidité de leur foi». Le 25 novembre 2011, recevant en audience au Vatican les participants à l’assemblée plénière du Conseil pontifical pour les laïcs, le pape a expliqué que la crise actuelle est plus celle du sens et des valeurs qu’une crise économique et sociale.
«Le défi d’une mentalité fermée à la transcendance oblige les chrétiens eux-mêmes à revenir de façon plus déterminée à la centralité de Dieu», a déclaré Benoît XVI devant les membres et consulteurs du Conseil pontifical pour les laïcs, réunis en assemblée plénière du 24 au 26 novembre 2011 à Rome. Le pape a invité les laïcs à aller «au-delà de la recherche d’une présence plus incisive des chrétiens dans le social, dans la politique, dans l’économie, en ayant davantage à cœur la solidité de leur foi, souvent considérée comme une donnée acquise une fois pour toutes».
«Les chrétiens n’habitent pas sur une autre planète, insensibles aux maladies du monde. Même s’ils se définissent comme chrétiens, beaucoup n’ont pas Dieu comme point de référence central», a-t-il encore expliqué. D’où l’importance de proposer de nouveau la question de Dieu au sein même du tissu ecclésial.
Crise des valeurs
Revenant sur la crise actuelle, Benoît XVI estime qu’elle est une crise du sens et des valeurs, avant d’être économique et sociale. «L’Homme qui cherche à exister de façon purement positiviste, dans le calculable et le mesurable, finit par étouffer», a-t-il prévenu, invitant à faire de Dieu «la question des questions».
Pour ce faire, le pape a encouragé les fidèles laïcs à offrir un témoignage transparent de Dieu, dans tous les domaines de la pensée et de l’action, à savoir la famille, le travail, mais aussi la politique et l’économie. Il s’agit ainsi de montrer à l’Homme contemporain de quelle façon tout change, «avec ou sans Dieu».
Dans son discours, le pape a également évoqué le Congrès pour les laïcs asiatiques qui s’était tenu à Séoul (Corée du Sud) en 2010. Il a relevé que les chrétiens d’Asie n’étaient qu’une petite minorité, parfois en proie à une véritable persécution. Le pape est aussi revenu sur les Journées mondiales de la jeunesse organisées à Madrid, en août dernier. Des journées qui avaient proposé «une extraordinaire cascade de lumière» à la vielle Europe et au monde entier, à laquelle personne n’a pu rester indifférent. (apic/imedia/mm/nd)



