Rome: Le cardinal Parolin révèle les enjeux du voyage du Saint-Père en Corée du Sud

La réconciliation des deux Corées: l’espérance du Saint-Siège

Rome, 13 août 2014 (Apic) A la veille du départ du pape François pour son voyage en Corée du Sud, du 13 au 18 août 2014, le secrétaire d’Etat du Saint-Siège, le cardinal Pietro Parolin, a espéré que cette visite favorise «l’ouverture d’espaces de communication et de dialogue» avec les voisins du Nord, dans une interview accordée au Centre télévisé du Vatican (CTV).

Le cardinal Parolin, qui accompagnera le pape François lors de son séjour, a affirmé que «l’espérance du Saint-Siège» était la réconciliation entre les deux Corées. La péninsule «est encore parcourue par de nombreuses tensions», d’où son besoin de paix. «Je crois que le voyage du pape aidera dans ce sens, a ajouté le cardinal, pour continuer cette œuvre de solidarité par rapport à ceux qui se trouvent dans le besoin». La Corée du Nord est l’un des pays les plus pauvres au monde. Les catholiques, dont le nombre est estimé à 3000 par le gouvernement et à 800 par le Vatican, n’ont aucun prêtre reconnu par Rome et ne disposent que d’une seule église.

Favoriser le dialogue

Le cardinal souhaite que cette visite puisse «favoriser, dans la mesure du possible, l’ouverture d’espaces de communication et de dialogue pour résoudre les problèmes qui subsistent». Malgré des tentatives, aucune délégation du nord ne devrait se rendre dans le sud à l’occasion de ce voyage. Pyongyang n’a pas précisé les motifs de cette décision, mais a invoqué de façon générale «différentes raisons».

Interrogé sur la visite du pape à un centre pour personnes handicapées et au «jardin des enfants avortés», le cardinal Parolin a affirmé que le pape entendait montrer sa proximité envers les plus «vulnérables».

A la rencontre de l’Asie toute entière

Aux yeux du secrétaire d’Etat du Saint-Siège, cette visite du pape en Extrême-Orient a une importance particulière du fait de la place de cette région du monde «dans la politique et dans l’économie mondiale». Ainsi, en se rendant en Corée du Sud, c’est à «tous les pays du continent» qu’il va s’adresser. En allant à la rencontre des jeunes, c’est à «l’avenir de l’Asie» que le pape veut parler, a encore souligné Mgr Parolin.

Pour l’heure, a reconnu le cardinal, le «chemin de l’Evangile en Asie n’est pas aussi rapide que l’on pourrait espérer et que l’on espère», dans la mesure où seulement «1 ou 2% de la population asiatique professe la foi chrétienne». Pourtant, au regard des «situations très différentes» d’un pays à l’autre, il a invité à poser «un regard qui aille au-delà des chiffres et de la quantité» et à voir le «désir de Dieu» des asiatiques. (apic/imedia/mm/pp)

13 août 2014 | 09:31
par webmaster@kath.ch
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