La reconstruction
Combien de Serbes et de Croates y a-t-il actuellement sur le territoire de la Slavonie de l’Est et quelles sont leurs relations ? Selon Mgr Gasparovich, les pourcentages ne sont toujours pas très clairs. Selon les statistiques d’avant-guerre, il y avait dans la Baranya plus de Croates et de Hongrois; ailleurs, on trouvait des villages habités surtout par des Serbes ou des Croates. Difficile aujourd’hui de donner des statistiques précises, car trop de réfugiés rentrent encore jour après jour dans la région. Jusqu’ici, il n’y a pas eu de graves violences, selon Mgr Gasparovich. Mais elles peuvent encore venir, les Croates commençant à s’impatienter devant le refus de certains Serbes de leur rendre leurs maisons. De nombreux bâtiments ont été détruits. «Personne ne comprend pourquoi tant d’églises, de presbytères, d’hôpitaux et d’écoles ou autres bâtiments importants pour le fonctionnement de nos communautés ont été détruites pendant cette guerre d’agression», explique Mgr Gasparovich. Cela nous a beaucoup peiné. C’est pourquoi la reconstruction de tous ces bâtiments est pour nous une priorité absolue, car les réfugiés qui reviennent auront besoin de ces symboles permanents. Il est important d’avoir des prêtres et une structure élémentaire pour accueillir les fidèles rentrant chez eux. Il y a quelque 200 prêtres dans le diocèse de Djakovo. «Nous ne pouvons pas vraiment nous plaindre», avoue dans un sourire Mgr Gasparovich. (apic/cip/ba)



