Jérusalem: Encore des inscriptions haineuses sur une église chrétienne

La série d’actes de vandalisme et de menaces se poursuit

Jérusalem, 9 mai 2014 (Apic) Des actes de vandalisme ont à nouveau été accomplis à Jérusalem contre une communauté chrétienne. Des inconnus ont sprayé contre une église orthodoxe roumaine des slogans haineux comme «Le Roi David est pour les juifs, Jésus est une ordure», rapporte le 9 mai la presse israélienne.

L’église vandalisée se trouve près du quartier ultra-orthodoxe de Mea Schearim. Des inscriptions ont également été tracées sur la porte d’une maison et un caisson électrique. Des croix gammées ont été dessinées sur le mur d’une habitation.

Les services secrets israéliens «Shin Bet» et la police nationale avaient exprimé, la veille, des craintes au niveau de la sécurité lors de la visite du pape François en Terre sainte. Des militants d’extrême droite pourraient attirer l’attention des médias en commettant un attentat contre des chrétiens ou des lieux saints en Israël.

De nombreuses attaques ou atteintes à la propriété ont touché des lieux chrétiens, musulmans et établissements arabes ces dernières années. Décrits par leurs auteurs comme des «Price Tag» (»prix à payer»), les actes de vandalisme ont souvent été attribués à des colons israéliens.

Menaces contre les chrétiens

Dans la nuit du 5 mai, une menace a été taguée devant le bureau de la Conférence épiscopale catholique de Terre sainte à Jérusalem. Une croix de David était accompagnée du texte en hébreu «Mort aux Arabes, aux chrétiens et à tous ceux qui haïssent Israël». Trois actes de vandalisme et de profanation ont frappé des sites chrétiens en Galilée le 27 avril. Une lettre de menaces a été envoyée ce même jour au Vicariat patriarcal de Nazareth, intimant l’ordre à tous les chrétiens de «quitter la terre d’Israël» jusqu’au 5 mai s’ils ne veulent pas encourir de graves représailles.

«Sous le nom vindicatif du Prix à payer, des extrémistes se livrent à des agressions, à des menaces et à des actes de vandalisme en tous genres, à l’encontre des lieux de culte chrétiens et musulmans, des villages palestiniens ou arabes israéliens. Et pas seulement. Ils se sont aussi attaqués à des militants pacifistes israéliens de gauche, comme l’organisation Eretz Shalom par exemple, et même à l’armée. Un éventail assez large qui en fait un groupe assez disparate et difficile à cerner», déplore le 9 mai le Patriarcat latin de Jérusalem dans un document d’analyse diffusé sur son site internet. Les évêques de Terre sainte se sont réjouis des récentes arrestations d’auteurs de ces actes de vandalisme par la police, mais ont déploré le manque de réaction et de prise au sérieux des autorités politiques. (apic/kna/gs/bb)

9 mai 2014 | 17:00
par webmaster@kath.ch
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