Fribourg: Premier colloque national des droits sexuels, le 10 décembre

La sexualité, un droit humain

Fribourg, 10 décembre 2011 (Apic) Le premier colloque national dédié aux droits sexuels a lieu, le 10 décembre 2011, à Fribourg. Organisatrices de l’événement, Santé Sexuelle Suisse et l’Aide Suisse contre le Sida veulent y adopter une «Déclaration des droits sexuels».

Mieux faire connaître la santé sexuelle au grand public et inscrire les droits sexuels dans la loi, tels sont les buts de cette première rencontre nationale. «Les droits sexuels sont les droits de l’Homme appliqués à la sexualité, comme le droit au respect de la vie privée, à la sécurité, à la liberté de choix ou à l’intégrité physique», a expliqué Santé Sexuelle Suisse dans un communiqué daté du 9 décembre 2011. Ces droits comprennent par exemple le droit des adolescents à disposer d’informations fiables et exhaustives sur le sujet.

Droit à l’avortement

Le droit à l’avortement dans les 12 premières semaines de grossesse, la non-discrimination des homosexuels, transsexuels ou porteurs du virus du Sida, font également partie de ces droits. Santé Sexuelle Suisse revendique aussi des conditions de travail sûres pour les travailleurs du sexe.

La «Déclaration des droits sexuels» adoptée à Fribourg le 10 décembre a été élaborée par l’International Planned Parenthood Federation. Le texte insiste sur le fait que la sexualité est «une dimension naturelle et fondamentale de tout être humain». Elle doit donc être «reconnue comme un aspect positif de la vie et pouvoir être vécue sans violence, contrainte ni discrimination. Tout homme ou femme doit avoir le droit de se marier ou non et de décider d’avoir ou non des enfants». Selon Santé Sexuelle Suisse, la «Déclaration» sert de référence pour toute question relative à la promotion de la santé sexuelle et reproductive dans le monde.

Pour une éducation sexuelle obligatoire

Les deux associations organisatrices du colloque rappellent aussi qu’en Suisse, les droits sexuels ne sont pas directement inscrits dans la loi. Elles demandent que l’éducation sexuelle soit obligatoire à l’école. Elles souhaitent aussi que les femmes migrantes et les travailleurs du sexe puissent recourir à la contraception et bénéficier des conseils et soins nécessaires à leur santé sexuelle.

Pour ce faire, la résolution demande aux autorités politiques que la santé sexuelle soit inscrite au plan national dans une loi sur la prévention. (apic/ag/com/nd)

10 décembre 2011 | 18:01
par webmaster@kath.ch
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