En France, l’euthanasie est illégale mais le code pénal distingue entre l’euthanasie active – le fait de provoquer directement la mort (assimilé à un homicide) – et l’euthanasie passive – l’abstention thérapeutique – considérée comme de la non-assistance à personne en danger.

La situation en Europe

Aux Pays-Bas, l’euthanasie est partiellement décriminalisée depuis mai 1994, tout en restant officiellement punissable d’une peine maximum de douze ans de prison. Le praticien peut ainsi pratiquer l’euthanasie sur des patients affligés d’une souffrance insupportable en respectant certaines règles déontologiques strictes. Il faut notamment que le patient en ait émis le souhait par écrit à plusieurs reprises et que le parquet en soit informé.

Au Danemark, le patient atteint d’une maladie incurable est autorisé à décider lui-même de l’arrêt des traitements. Depuis le 1e octobre 1992, en cas de maladie incurable ou d’accident grave, les Danois peuvent faire un «testament médical» que les médecins doivent respecter.

En Grande Bretagne, l’euthanasie est illégale. Néanmoins, en 1993 et 1994, la justice a autorisé des médecins à abréger la vie de malades maintenus en vie artificiellement. En Ecosse, pour la première fois, une patiente a été «autorisée à mourir» en juin 1996.

En Allemagne, l’administration d’un produit mortel est assimilée à un homicide.

En Suisse enfin, l’euthanasie est illégale. Mais comme ailleurs, le débat s’implante. L’émission «Temps présent» de la Télévision suisse romande avait du reste inscrit ce thème à l’agenda de sa dernière édition. (apic/cr/mk/pr)

7 mars 2000 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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