La Suisse à la traîne, malgré trois écoles
C’est sous l’impulsion de Lucie Randoin, chercheur-biologiste, qu’ont d’abord été formés en 1945 des «spécialistes en alimentation». La première école de diététique privée de France a vu le jour à Marseille en 1949. A Paris, la première école publique de diététique a été fondée en 1951 sous le patronage de Lucie Randoin et du professeur Jean Trémolières. En 1952, le brevet de technicien en diététique était créé au plan français. Il a été reclassé par la suite en brevet de technicien supérieur par arrêté du 2 août 1962. Sept ans plus tard, en 1969, apparaissent les options «diététiques» au sein des départements de biologie appliquée des Instituts universitaires de technologie.
La profession de diététicien prenait alors forme, se structurait et des écoles s’ouvraient un peu partout en France. Il faudra néanmoins attendre 1986 pour que les diététiciens obtiennent la protection du titre de leur profession et l’insertion du titre «professionnel de diététicien» dans le Code de la santé publique. Un décret de 1988 fixera enfin la liste des diplômes ou titres permettant à leur titulaire de faire usage professionnel du titre de diététicien.
La Suisse est encore bien loin de connaître semblable évolution dans cette profession, somme toute récente, malgré ses trois écoles – Genève, Berne et Zurich – créées il y a une vingtaine d’années seulement. Contrairement à la France, les Universités suisses n’ont pas intégré cette discipline dans leurs Facultés techniques. Ce sont quelques infirmières et cuisiniers qui, il y a 50 ans, ont jetés en Suisse les bases de cette profession, aujourd’hui reconnue par la Croix-Rouge suisse. (apic/pr)




