Allemagne: Commémoration du 25e anniversaire de la chute du Mur de Berlin
«La vérité finit toujours par triompher»
Rome, 9 novembre 2014 (Apic) L’Allemagne a commémoré dimanche 9 novembre le 25e anniversaire de la chute du Mur de Berlin. Un service œcuménique a été célébré dans la Chapelle de la réconciliation construite dans la «bande de la mort» qui séparait les deux parois du Mur. Sous un ciel gris et par un froid pénétrant, le gouvernement allemand a réuni quelques dizaines de personnes, des représentants des mouvements de citoyens de l’époque. Ils ont piqué des roses dans les restes du Mur, en hommage aux Allemands de l’Est tués en essayant d’échapper à la RDA, rapporte Radio Vatican.
Des milliers de personnes ont parcouru à pied les 15km où se dressait le Mur, sur le tracé duquel avaient été placés quelque 7’000 ballons lumineux. Il y a 25 ans, la chute du Mur fut un évènement également au Vatican. Onze ans après l’élection de Karol Wojtyla sur le siège de Pierre, le bloc communiste s’effondrait de manière spectaculaire. Les diplomates du Saint-Siège pressentaient ce moment, mais pas sa rapidité. Parmi eux, le cardinal Jean-Louis Tauran qui allait devenir un an plus tard Secrétaire pour les relations avec les Etats.
Personne ne pensait que l’effondrement serait si rapide et sans effusion de sang
«La vérité finit toujours par triompher», assure le cardinal Jean-Louis Tauran, président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux. Dans une interview accordée au site d’information catholique Zenit, l’ancien chef de la diplomatie vaticane se souvient de ce que disait Jean Paul II: «Tout le monde savait que le système communiste ne fonctionnait pas et était sur le point de tomber, mais personne ne pensait ou ne prévoyait que l’effondrement aurait été aussi rapide et sans effusion de sang».
«Les peuples ne peuvent jamais se séparer, estime le cardinal Tauran, parce qu’ils sont faits pour vivre ensemble dans le respect et dans la culture de chacun». Et le haut prélat de préciser que tous les pays de l’Europe de l’Est ont un patrimoine commun: ils sont chrétiens. «Il est normal qu’un jour ou l’autre ils aillent trouver leur origine commune». (apic/radvat/imedia/be)



