Rome: Visite du patriarche grec-orthodoxe d’Antioche à Jean Paul II

La victime travaillait depuis des années au sein du groupe ’Miguel Agustín pro Juarez’. Digna Ochoa y Placido, 38 ans, avait reçu une récompense particulière d’Amnesty International pour son oeuvre en faveur de la défense des droits de l’Homme.

«L’artisan du rapprochement entre l’Orient et l’Occident» salué

Rome, 22 octobre 2001 (APIC) Le patriarche grec-orthodoxe d’Antioche, Ignace IV Hazim a rendu visite lundi 22 octobre à Jean Paul II. Le pape s’est adressé à «l’artisan de la première heure dans les efforts de rapprochement entre l’Orient et l’Occident» afin de l’encourager à aller «au-delà des piétinements du dialogue».

«Nous souffrons, a affirmé Jean Paul II à Ignace IV Hazim, car notre marche est parfois ralentie. Il arrive que l’amour, doux et paisible, compatissant et miséricordieux, qui nous anime soit terni en cours de route par l’habitude de l’affrontement, par l’impuissance à trouver une expression commune».

«Aujourd’hui, a-t-il poursuivi, nous implorons du Seigneur la grâce et la force pour aller au-delà des piétinements du dialogue, à cause des tâtonnements infructueux, car le Sauveur nous a déjà indiqué le chemin, en nous rappelant qu’en ce monde l’expérience de l’adversité est inséparable de notre pleine assurance». Pour le pape, «le dialogue théologique ne doit pas être ballotté par le vent du découragement ou laissé à la dérive de l’indifférence et du manque d’espérance».

Après avoir rappelé au patriarche la promesse faite dès le début de son pontificat de faire de la marche vers l’unité une de mes priorités pastorales , Jean Paul II a assuré à Ignace IV Hazim qu’il gardait «un très vif souvenir» de son pèlerinage en Syrie et «notamment de la célébration oecuménique de la Parole présidée ensemble avec nos autres frères en la cathédrale de la Dormition de la Vierge à Damas, le 5 mai dernier!»

Le patriarche orthodoxe avait auparavant déclaré au quotidien italien «Avvenire» que «notre premier devoir de responsables, au sein du patriarcat d’Antioche, est de rechercher le dialogue avec les autres Eglises. Nous n’avons aucune peur de perdre des ’privilèges’».

Sur la situation internationale, Ignace IV Hazim avait insisté sur le fait que les chrétiens en Orient, partagent le sort des concitoyens musulmans. «Nous cherchons à comprendre les motivations des terroristes, sans les justifier. L’image que le gouvernement américain offre de lui-même, avait-il poursuivi, peut-être involontairement, donne l’impression qu’il cherche l’hégémonie sur le reste du monde. Nous entendons parler des intérêts américains et presque jamais des Nations Unies». C’est là quelque chose qui doit changer, a-t-il conclu. (apic/imed/pr)

22 octobre 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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