Rome: Le pape souhaite la fin des violences interreligieuses au Nigeria
La violence ne résout pas les problèmes
Rome, 6 novembre 2011 (Apic) Benoît XVI a lancé, le 6 novembre 2011, lors de la prière de l’Angélus, un appel pour que cessent les violences interreligieuses meurtrières dans le nord-est du Nigeria, où la secte islamiste Boko Haram a attaqué des églises. Le pape, devant les fidèles rassemblés place Saint-Pierre, a aussi eu une pensée pour les victimes des inondations survenues vendredi à Gênes.
«Je suis avec appréhension les épisodes tragiques qui ont eu lieu ces derniers jours au Nigeria et, tout en priant pour les victimes, j’invite à mettre fin à toute violence, qui ne résout pas les problèmes mais les augmente en semant la haine et la division, y compris parmi les croyants», a déclaré Benoît XVI.
Le 4 novembre, au moins 150 personnes ont été tuées et une centaine d’autres blessées, à Damaturu dans le nord-est du pays, au cours d’une nouvelle série d’attaques contre des postes de police et des églises, revendiquées par la secte Boko Haram.
Féministes ukrainiennes aux portes du Vatican
Le pape a aussi eu une pensée pour les victimes des inondations survenues le 4 novembre, à Gênes et qui ont fait 6 morts. Il a dit prier pour les victimes, leurs proches et ceux qui ont subi de graves dommages. Il a souhaité que Notre-Dame-de-la-garde, la protectrice de la ville portuaire, «soutienne la population génoise dans son engagement solidaire afin de dépasser cette épreuve». Le 5 novembre, le pape avait déjà fait part de sa proximité au cardinal Angelo Bagnasco, archevêque de Gênes.
Par ailleurs, consacrant sa brève catéchèse dominicale aux lectures bibliques du jour, Benoît XVI a une nouvelle fois mis en garde contre la tentation d’effacer Dieu de la société. «Si nous retirons Dieu, si nous retirons le Christ, le monde retombe dans le vide et l’obscurité. On le retrouve dans les expressions du nihilisme contemporain. Un nihilisme souvent inconscient qui contamine malheureusement de nombreux jeunes», a précisé le pape.
Durant l’Angélus, ont indiqué des sources policières à l’agence I.MEDIA, les forces de l’ordre italiennes ont empêché trois militantes du mouvement ukrainien «Femen» d’accéder à la place Saint-Pierre. Habituées des coups médiatiques, ces féministes entendaient manifester seins nus sous les fenêtres du pape, comme elles le font par ailleurs à travers l’Europe ces jours-ci, afin d’attirer l’attention sur leur lutte contre le machisme ambiant et l’exploitation des femmes dans leur pays. (apic/imedia/ami/nd)



