Libérez Grigori Pasko !

Lausanne: Amnesty International dénonce les violations des droits de l’homme en Russie

Lausanne, 10 décembre 2002 (APIC) La Section suisse d’Amnesty International (AI) dénonce, dans le cadre de la journée des droits de l’homme du 10 décembre, les exactions commises quotidiennement dans la Fédération de Russie. AI a fait signer une pétition adressée au président Poutine demandant la libération du journaliste russe et militant écologiste Grigori Pasko. Avec les Eglises, l’organisation dénonce les exécutions capitales aux Etats-Unis, au Japon et en Arabie saoudite.

Grigori Pasko purge une peine de 4 ans de prison pour trahison, selon le gouvernement russe. Amnesty international, qui le considère comme un prisonnier d’opinion, réclame son acquittement et sa libération immédiate.

Ce cas constitue un exemple parmi tant d’autres des nombreuses atteintes portées aux droits de l’homme en Russie, estime AI, qui a installé le 10 décembre son bus sur la Place fédérale. L’organisation propose aux parlementaires comme au grand public de signer plusieurs pétitions relatives aux exactions quotidiennes commises sur territoire russe.

Ouverture du centre Amnesty de Lugano

Le 10 décembre coïncide également avec l’ouverture du Centre régional d’AI au Tessin, à Lugano. La Suisse italienne bénéficie désormais d’une représentation permanente d’Amnesty ouverte au public.

Comme chaque année, AI invite tout un chacun à allumer une «Bougie de la Liberté» pour manifester sa solidarité avec les défenseurs des droits humains à travers le monde.

Contre la peine capitale

Par ailleurs, les Eglises suisses et Amnesty International ont demandé durant la journée des droits de l’homme du 10 décembre au Japon, à l’Arabie Saoudite et aux Etats-Unis d’abolir la peine capitale. Ils ont adopté le slogan: «La peine de mort n’est pas une solution». «Cela ne doit pas être un moyen pour l’Etat et les victimes de prendre une revanche sur les coupables», précise Daniel Garcia, président de la section suisse d’Amnesty International.

«Seul Dieu a le droit de décider de la vie ou de la mort d’une personne», ajoute Muriel Beck, déléguée pour les droits de l’homme à la Fédération des Eglises protestantes de Suisse (FEPS).

Les cas américain, japonais et arabe

Aux Etats-Unis, les condamnations à mort sont fréquentes et les erreurs se multiplient: souvent des innocents sont exécutés. Et l’ombre de la discrimination raciale est toujours présente. Dans le couloir de la mort, la majorité des détenus sont noirs et viennent des basses couches de la société. «Les Etats-Unis n’ont pas la même conception du droit que les Européens, soutient Muriel Beck. Le système pénal américain vise plus à punir qu’à réintégrer les personnes qui commettent un délit. En Europe, c’est l’inverse». «Le présumé engagement des Etats-Unis en faveur des droits de l’homme est plus une question d’image qu’une réalité», poursuit- elle.

Autre pays industrialisé et moderne: le Japon. Là aussi la peine de mort est encore en vigueur. Les condamnés sont pendus. La famille et les représentants religieux ne sont même pas avertis. Pour sa part, l’Arabie Saoudite est l’un des pays où l’on enregistre le plus grand nombre de condamnations à mort: en moyenne, deux par semaine. On y risque la peine de mort si l’on «s’éloigne de l’Islam», en cas de trafic de drogue ou si l’on est accusé de «sorcellerie». Selon Amnesty, les procès ne durent que quelques minutes et se déroulent à huis clos. (apic/com/ag/bb/sh)

10 décembre 2002 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
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