Un projet de développement du site internet évalué à 250’000 francs

Lausanne: Assemblée générale de c@tholink, portail catholique des francophones de Suisse

Lausanne, 13 mai 2009 (Apic) L’Association c@tholink, qui gère le portail catholique des francophones de Suisse, est face à de nouveaux défis. Consciente que le développement de la visibilité de l’Eglise catholique en Suisse romande par le biais d’internet est d’une importance stratégique, elle a présenté aux instances nationales de l’Eglise – Conférence des évêques suisses et Conférence centrale catholique romaine RKZ – un projet de développement de son site évalué à 250’000 francs. Elle attend les décisions des instances compétentes pour aller de l’avant.

Au cours de l’assemblée générale de l’Association c@tholink, tenue mardi soir 12 mai à Lausanne, la vingtaine de membres présents ont élu au comité le Genevois Daniel Brun, président de la Fédération romande catholique romaine, en remplacement du Fribourgeois Michel Monney. Pour réactualiser la page du site au niveau rédactionnel, c@tholink ne dispose que d’un équivalent de 120 heures par an, ce qui est largement insuffisant. Pour ce faire, le site utilise en premier lieu les nouvelles de l’agence Apic, ainsi que des informations qui viennent des diocèses et Eglises cantonales.

Eva Mikulski, la «webmaster» de c@tholink, a expliqué qu’actuellement, la moyenne des visiteurs sur le site varie grandement en fonction des événements, passant par exemple de près de 9’000 visiteurs en janvier 2008 (il y avait la rencontre de Taizé à Genève fin décembre 2007) contre la moitié en janvier de cette année. L’Association compte actuellement 42 partenaires et tente d’améliorer ses ressources publicitaires (bannières sur le site).

Président la séance, Marcel Rubin, de la Fédération des paroisses catholiques du canton de Vaud, a estimé que ce site doit impérativement se développer, et que la Suisse romande ne devait pas rester isolée par rapport à ce qui se fait déjà en Suisse alémanique. Il faut toutefois respecter le caractère fédéraliste très ancré des Romands et tenir compte des possibilités financières.

A ce propos, Walter Müller, membre du comité de c@tholink et chargé d’information de la Conférence des évêques suisses (CES), a relevé que le «business plan pour le développement de la communication et du travail médiatique» élaboré par l’expert Jean-Paul Rüttimann, sur mandat de la CES, est en discussion dans les diverses instances de l’Eglise catholique en Suisse. Les évêques ont salué ce travail, mais ce ne sont pas eux qui décident en définitive des moyens financiers à disposition. Les propositions approuvées devront être adoptées par étapes.

Daniel Brun a d’ailleurs confirmé que les budgets passaient jusqu’à présent sans trop de difficultés à la RKZ – «on pouvait augmenter un peu sans problèmes» – mais qu’aujourd’hui c’est devenu plus difficile avec la crise. «Les rentrées vont diminuer. L’enveloppe budgétaire existe, mais pour faire du nouveau, il faudrait lâcher des services existants, et c’est cela qui est difficile en Eglise!». Fabien Hünenberger, du Centre catholique de Radio et Télévision (CCRT) et rédacteur du rapport concernant le développement du site internet catholique romand, a relevé qu’en termes de technologie, pour les sites internet de l’Eglise en Suisse romande, «on est en face d’une vraie tour de Babel». André Kolly, directeur du CCRT, a relevé de son côté que la RKZ serait prête à investir de l’argent pour une étude sur le plan technologique.

Le comité de c@tholink a pris bonne note et annonce qu’il va suivre. Marcel Rubin a toutefois remarqué que «ce n’est pas nous qui sommes maîtres de l’agenda», l’allocation des ressources financières venant de la RKZ. (apic/be)

13 mai 2009 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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