Publication d’un livre sur la mondialisation

Lausanne: Communauté de travail des oeuvres d’entraide

Lausanne, le 8 novembre 2004 (Apic) La Communauté de travail des oeuvres d’entraide publie un livre de Peter Niggli La mondialisation, et après. L’auteur s’est demandé si les pays en développement profitent ou non de la mondialisation.

Peter Niggli, auteur de La mondialisation, et après. se penche sur les alternatives possibles à la politique économique actuelle. La Communauté de travail des oeuvres d’entraide publie en novembre 2004 cet ouvrage qui contient des revendications concrètes. La préface en est signée par la conseillère fédérale Micheline Calmy-Rey.

Dans une première partie, Peter Niggli, directeur de la Communauté de travail des oeuvres d’entraide, analyse la nouvelle donne internationale à l’heure de la mondialisation.

Le livre, disponible dès le 16 novembre, montre comment les pays industrialisés dictent leur politique économique à une majorité de pays en développement. Avec des résultats négatifs à ses yeux. Particulièrement grave est pour l’auteur la déréglementation forcée des flux internationaux de capitaux, qui a produit depuis les années 1990 plusieurs crises financières catastrophiques. Si le bilan global n’est pas complètement mauvais, c’est grâce à des pays comme l’Inde, la Chine ou la Corée du Sud, qui, précisément, ne se sont pas alignés sur le « consensus » de Washington, déclare le communiqué des oeuvres d’entraide.

On ne peut «civiliser» la mondialisation économique

Dans son essai, Peter Niggli met en garde contre une illusion: «civiliser» la mondialisation économique par des garde-fous sociaux et écologiques. Pour lui, la démocratie et l’autodétermination ne sont pas compatibles avec la pleine intégration économique de tous les pays. L’auteur appelle donc à un nouveau régime de régulation de l’économie mondiale, qui laisse plus de marge de manoeuvre aux différents pays pour définir leurs propres stratégies de développement et les libère de l’étau de la libéralisation des marchés financiers.

Un tel changement de cap exige cependant que l’opinion publique des pays industrialisés «s’oppose au nouvel impérialisme libéral  conçu par les Etats-Unis pour lutter contre le terrorisme».

À partir de l’analyse de Peter Niggli, la Communauté de travail des oeuvres d’entraide a élaboré seize objectifs politiques. Qui sont autant d’alternatives concrètes et réalistes à la politique dominante actuelle et constituent un guide utile pour toutes celles et ceux qui s’engagent pour un monde plus juste. Le livre fera l’objet d’un débat public le 25 novembre à Berne, auxquel participeront des personnalités politiques

Peter Niggli, La mondialisation, et après. Quel développement au 21e siècle ? Edité par la Communauté de travail Swissaid ( Action de Carême ( Pain pour le prochain ( Helvetas ( Caritas ( Eper. (apic/com/vb)

8 novembre 2004 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
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