Le conseil fédéral n’a pas tenu ses promesses, affirme l’OSEO
Lausanne: Création d’un Comité suisse contre le Chômage des jeunes
Lausanne, 25 mai 2004 (Apic) Un an après le refus de l’initiative sur les places d’apprentissage, le problème du manque de postes d’apprentis et le chômage des jeunes n’est toujours pas résolu. L’OSEO et d’autres organisations partenaires créent un Comité contre le Chômage des jeunes (CSCJ).
Après le refus de l’initiative sur les places d’apprentissage, constate l’oeuvre suisse d’entraide ouvrière (OSEO), les adversaires de l’initiative avaient alors fait des promesses. «Personne ne restera sur le carreau à l’issue de sa scolarité» avait promis le conseiller fédéral Joseph Deiss. Ces promesses n’ont pas été tenues, constate l’OSEO.
Lors de sa première conférence du presse du 18 mai 2004, le CSCJ a exhorté les autorités et les milieux économiques à prendre au sérieux les requêtes des jeunes D’ici cet été, 7000 jeunes se retrouveront sans place d’apprentissage, sans travail ni autre solution transitoire. C’est environ 2000 de plus que l’année dernière, constate l’OSEO, qui ajoute ” Il est difficile pour un jeune de se remettre en route une fois le coche raté: leur avenir est menacé par le chômage de longue durée, le manque de formation et la perte de confiance en soi.
Le chômage, une «bombe à retardement politico-sociale»
De nombreuses organisations de jeunes et d’employés, de même que l’oeuvre suisse d’entraide ouvrière, mettent en garde contre «cette bombe à retardement politico-sociale». Ils ont créé un Comité contre le Chômage des jeunes (CSCJ). Le CSCJ exhorte les autorités à créer plus de stages d’insertion professionnelle et de places d’apprentissage, avant tout dans le secteur des prestations de services.
Les autorités et les associations de branches doivent réguler le marché des places d’apprentissage et mettre des moyens à disposition. Les jeunes qui ont terminé leur apprentissage doivent pouvoir poursuivre leurs activités au minimum une année, suggère l’OSEO et ses partenaires. Pour sensibiliser le public, le Comité annonce qu’il soutiendra en premier lieu la campagne de l’oeuvre suisse d’entraide ouvrière intitulée «Les jeunes ont besoin de travailler».
Organisations partenaires : l’oeuvre suisse d’entraide ouvrière OSEO ; la Société suisse des employés de commerce ; l’Union syndicale suisse USS ; les Jeunesses socialistes suisses ; la FTMH ; le syndicat industrie et bâtiment ; Junge Alternative Ja ! ; la FCTA ; Comedia, le syndicat des médias ; la Fédération des étudiants neuchâtelois ; les Jeunesses socialistes bernoises.
Comité suisse contre le chômage des jeunes www.jugendarbeitslosigkeit.ch/fr/start.html (apic/com/vb)



