Un engagement pour l’unité
Lausanne: Création du Conseil des Eglises chrétiennes dans le canton de Vaud
Lausanne, 15 janvier 2003 (APIC) Les Eglises du canton de Vaud se dotent d’un nouvel organisme de collaboration oecuménique: le «Conseil des Eglises chrétiennes dans le canton de Vaud». Tous ses membres signeront les statuts de ce conseil, le «signe d’un engagement pour l’unité» des Eglises du canton, au cours d’une cérémonie qui aura lieu le 17 janvier à l’église St- François, à Lausanne,
Les Eglises protestante historique, protestante évangélique, catholique et orthodoxe constituent les quatre principales confessions chrétiennes du canton de Vaud. Pour la première fois sous cette forme en Suisse, selon les initiateurs, un conseil de niveau cantonal rassemble ces quatre communautés chrétiennes en vue non seulement de collaborer à des projets communs, mais surtout de s’engager officiellement à construire l’unité des chrétiens.
Aux quatre principales Eglises du canton de Vaud initiatrices du Conseil, s’associent les autres confessions chrétiennes minoritaires présentes dans le canton. L’Armée du Salut, l’Eglise adventiste, l’Eglise anglicane, l’Eglise catholique chrétienne, l’Eglise presbytérienne d’Ecosse et la Fédération des Eglises libres pentecôtisantes sont également membre du Conseil, dont le but est de «confesser la foi, prier, célébrer, témoigner, servir et grandir ensemble».
Le pasteur Shafique Keshavjee, une des chevilles ouvrières de ce nouveau conseil, a qualifié lors d’une conférence de presse tenue le 15 janvier à Lausanne, de «cérémonie de fiançailles» l’engagement qui sera signé par les Eglises le 17 janvier. Cette dimension de l’engagement, a-t- il expliqué, est ce qui spécifie cette nouvelle plate-forme oecuménique, qui se défend de n’être «qu’un organisme supplémentaire».
Ebauche de projets concrets
Si comme l’a précisé le pasteur Keshavjee «tout est encore au conditionnel», le nouveau conseil, qui n’a pas encore élu les 7 à 9 membres de sont comité, n’est pas pour autant en manque d’idées. Il ne veut pas se limiter à l’organisation de célébrations communes, comme les grands rassemblements oecuméniques à la cathédrale de Lausanne de 2000, 2002 et 2003, qui ont été les «événements déclencheurs» de l’initiative.
Le Conseil des Eglises chrétiennes permettra, par exemple, le partage de certaines ressources: locaux et d’animation, entre les diverses Eglises membres. Une présence commune lors d’événements, comme c’est déjà le cas lors du Comptoir suisse, ou des campagnes pour promouvoir la lecture de la bible, sont des projets qui pourraient voir le jour, indique Shafique Keshavjee. Ce dernier estime que le Conseil pourrait être un organisme approprié pour débattre de sujet: l’attribution de la cathédrale de Lausanne, prises de postions communes sur des questions éthiques et sociales.
Face à l’Etat cantonal, un tel conseil, fort de la présence des principales Eglises, peut favoriser la reconnaissance des nouvelles communautés chrétiennes dans la canton. Les membres fondateurs sont d’ailleurs ouverts à l’adhésion des nouvelles confessions chrétiennes qui peuvent apparaître dans le canton.
Au bénéfice des minorités
Comme le souligne Hilary Waardenburg de l’Eglise orthodoxe, le Conseil des Eglises chrétiennes permettra aux minorités confessionnelles ou linguistique de participer à des projets ecclésiastique ou sociaux, qui ne seraient pas à la portée de leurs modestes moyens. (apic/sh)




