Des responsables orthodoxes se joignent au mouvement

Lausanne: L’idée d’une trêve olympique fait son chemin

Lausanne, 5 juin 2002 (APIC) L’idée d’une trêve olympique continue à faire son chemin. Le mouvement qui entend faire revivre l’ancienne tradition grecque de la trêve olympique a obtenu ces jours le soutien de plusieurs patriarches orthodoxes.

A l’heure où les regards des sportifs sont tournés vers la Corée du Sud et le Japon, à l’heure où est brandie la menace du recours à l’arme nucléaire dans le conflit entre le Pakistan et l’Inde à propos du Cachemire, et où la guerre continue de faire des ravages entre Israéliens et Palestiniens, les patriarches ont adhéré à l’appel déjà signé par une centaine d’autres chefs d’Eglises et de gouvernements en faveur d’une trêve olympique lors de la tenue des Jeux à Athènes en 2004.

«Si la trêve olympique peut nous aider à apporter un répit, même bref, dans les luttes et les conflits, il transmettra un message fort d’espoir à la communauté internationale», souligne cet appel, lancé en novembre de l’an dernier.

Depuis son lancement, il a déjà été signé par le patriarche oecuménique Bartholomée Ier de Constantinople, et les patriarches d’Alexandrie, d’Antioche, de Géorgie et de Serbie, et plus de trente autres chefs religieux et personnalités, comprenant des juifs, des musulmans et des chrétiens. L’appel est destiné à soutenir les efforts déjà entrepris pour promouvoir un cessez-le-feu durant les Jeux.

Comme l’explique le Centre international pour la trêve olympique, établi en 2000 par le Comité international olympique (CIO) et le gouvernement grec dans le but de promouvoir cette proposition, la trêve permettait en outre aux athlètes et aux spectateurs de voyager et d’assister sans problèmes aux Jeux.

L’idée a obtenu le soutien du pape Jean Paul II et de l’archevêque Christodoulos, responsable de l’Eglise orthodoxe de Grèce, qui ont signé en mai 2001 une déclaration commune dans laquelle ils disent vouloir associer leurs voix «à la voix de beaucoup à travers le monde qui ont manifesté l’espoir que «revivra l’antique tradition grecque de la trêve olympique».

Israéliens et Palestiniens pour la trêve

L’appel a de plus été signé par plus de 60 premiers ministres, ministres des Affaires étrangères et autres personnalités politiques, entre autres des représentants de Chine, d’Iran, d’Ukraine, d’Allemagne, de Yougoslavie, de l’Union européenne et de la Ligue arabe.

Parmi les chefs religieux qui ont signé le document figurent Karekin II, catholicos de tous les Arméniens et le catholicos Aram Ier, président du Comité central du Conseil oecuménique des Eglises (COE).

Selon le site du Centre pour la trêve olympique, Israël et l’Autorité palestinienne auraient accepté d’observer la trêve, tandis que l’Inde et le Pakistan ont aussi été approchés par le gouvernement grec.

«C’est une occasion de réaffirmer l’ancien courant spirituel contre la guerre et le conflit», a souligné le métropolite Jérémie Caligiorgis de France, un autre signataire de l’appel, qui est aussi président de la Conférence des Eglises européennes (KEK). «Même si aucune trêve n’intervient, nous aurons au moins appris aux gens que c’était la pratique des siècles passés», a-t-il fait observer. (apic/eni/pr)

5 juin 2002 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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