Vers plus de souplesse et une meilleure reconnaissance

Lausanne: Les délégués de la CRAL élisent un duo à la présidence

Lausanne, 6 juillet 2005 (Apic) Les délégués de la Communauté Romande de l’Apostolat des Laïcs (CRAL) ont élu à la présidence de l’organisation un duo formé de Brigitte Gobbé et Roland Miserez. Ils succèdent à Andréa Wassmer, qui a assumé cette charge durant neuf ans. Les délégués ont aussi fait le point sur le projet CRAL nouvelle et évoqué la possibilité de devenir membre individuel.

L’assemblée a réuni en juin à la paroisse du Sacré-Coeur d’Ouchy une trentaine de délégués représentant seize mouvements – sur les vingt-trois que compte la CRAL. Cinq points ont particulièrement retenu l’attention des participants: les nominations, le projet «CRAL nouvelle», l’année des vocations baptismales en Suisse (2006), le prochain Dimanche des Laïcs et le projet de révision des statuts avec notamment la possibilité de devenir membre individuel. La question d’une meilleure communication était très présente tout au long de la journée.

Les délégués ont élu deux nouveaux membres au Bureau Romand de l’Apostolat des Laïcs, le BRAL: Corine Roessli (responsable au MADEP romand) et André Bader (Secrétaire romand de Pax Christi). Andréa Wassmer et Jean Mettraux prolongent leur mandat d’une année pour assurer la transition.

L’assemblée a approuvé la proposition, pour succéder à Andréa Wassmer, d’une coprésidence assurée par Brigitte Gobbé, du Mouvement franciscain laïc, et Roland Miserez, de la Communauté de Travailleurs Chrétiens, membres du BRAL respectivement depuis 1998 et 2003.

CRAL nouvelle: vers une plus grande souplesse

La CRAL nouvelle est un processus d’ouverture et de réflexion. L’idée de base est de permettre aux coordinations – les trois lieux de réflexion, d’information, d’interpellation et d’actions communes qui regroupent les mouvements, l’Organisation romande des mouvements d’Action catholique (ORMAC), l’Education de la Foi et la Spiritualité – de disposer de réseaux plus souples, en accueillant par exemple des mouvements récents ou en se regroupant suivant de nouvelles affinités.

CRAL nouvelle, c’est d’abord un renouveau interne caractérisé par une ouverture, des échanges, une fraternité et un enthousiasme neufs dans toutes les instances de l’organisation, a relevé Andréa Wassmer, dans son rapport d’activité. Un renouveau qui prend du temps, car «marcher à vingt- trois mouvements, c’est à la fois notre force et notre difficulté. Mais n’est-ce pas dans la lenteur que nous pouvons mieux nous écouter et nous entendre, nous comprendre et nous enrichir les uns les autres de nos vécus?». Néanmoins, des nouveaux projets se réalisent, les sujets sont traités de manière plus personnelle tout en demeurant en lien avec l’actualité de l’Eglise en Suisse et au-delà, a constaté Andréa Wassmer.

«Nous avons à accueillir ceux que tous rejettent. Nos mouvements doivent s’ouvrir aux étrangers et aux exclus, les recevoir, les rencontrer, les connaître, les soigner, les aimer» au risque de se laisser bousculer. «C’est bon pour notre transformation, pour notre transfiguration, c’est nous mettre à vivre le Royaume de Dieu ensemble. Et il faut que la CRAL dénonce ouvertement, prenne position», a lancé Andréa Wassmer.

Célébrer l’année des vocations baptismales

Le thème du Dimanche des laïcs – le 5 février 2006 – tiendra compte du fait que l’année prochaine est celle des vocations baptismales. Quant à une éventuelle célébration de l’année des vocations baptismales par une fête ou un rassemblement, cette idée émise par la coordination Spiritualité n’est pas oubliée. La journée thématique de la CRAL du 21 janvier 2006 devrait elle aussi être centrée sur la vocation baptismale vécue dans les mouvements d’apostolat de laïcs.

Cette année, la quête du Dimanche des laïcs a été en baisse. Quant au subside de la Conférence Centrale Catholique Romaine (RKZ) et de l’Action de Carême (AdC), il a diminué de 20’000 francs. La CRAL a ainsi reçu pour ses mouvements membres 170’000 francs sur les 190’000 demandés. Deux facteurs expliquent cette diminution: les restrictions budgétaires liées au projet PaPriKa (priorités pastorales et réalité financière de l’Eglise catholique en Suisse) et une certaine suspicion envers la CRAL, parfois perçue en Suisse alémanique comme une structure supplémentaire coûteuse. D’où l’importance de mieux faire connaître les activités de la CRAL pour rehausser son image. Des efforts ont été faits dans ce sens, en particulier la construction – en cours – d’un site internet et la publication d’un cahier de présentation des mouvements membres.

Accueillir des membres individuels?

L’évolution de l’Eglise et de la CRAL rend la révision des statuts de 1984 de plus en plus urgente. Le BRAL a travaillé cette question avec Jean- Luc Bettin, juriste. Outre les nécessaires adaptations, le principal changement proposé est la modification de la qualité de membre. Si elle est acceptée, la CRAL pourra accueillir à l’avenir non seulement des membres collectifs (les mouvements), mais encore des membres individuels désireux de participer aux activités de la CRAL sans appartenir à un mouvement ou membres de mouvements qui ne sont pas ou plus délégués et qui aimeraient rester présents et actifs au sein de l’organisation. (apic/gds/bb)

6 juillet 2005 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 3  min.
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