Le chanoine de Kergariou s’en va
Lausanne: Planification pastorale dans le diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg
Lausane, 3 juillet 1998 (APIC) Après neuf ans de services rendus au diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg, le chanoine Michel de Kergariou réintègre les ministères confiés à l’Abbaye de St-Maurice, dont il est membre. Il vient en effet d’être nommé curé d’Aigle, Roche et Ollon. Eclairage, avant son départ de Lausanne, sur la planification pastorale dont il a notamment été chargé à 50 % pendant plusieurs années.
«La première étape du travail accompli a été celle de l’élaboration des Options pastorales préférentielles. A ce titre, je suis favorable à une évaluation prochaine de leur mise en application sur le terrain. La seconde étape a principalement été centrée sur le personnel et sur son organisation. Cela a donné lieu à une réflexion autour des ministères et des équipes d’animation pastorale (EAP). Il s’agit certainement du chantier en cours le plus important. Ce serait regrettable qu’il ne soit pas suivi. Il demandera encore beaucoup d’attention, mais il semble être une formule d’avenir.
La troisième étape concerne les territoires. Si certaines petites retouches sont encore à faire, elles ne correspondent pas aux grandes modifications territoriales de l’Eglise évangélique réformée. Avant tout, nous visons la meilleure collaboration oecuménique possible. La quatrième étape est celle qui s’est réalisée autour des structures. A ce propos, tant au Conseil des Doyens qu’au Conseil pastoral vaudois ou à l’ancien Conseil du Vicariat, il y a eu de nombreuses heures d’investissement, de réflexion et de travail. Cela est d’autant plus vrai, lorsque l’on songe à la mise en place du nouveau Conseil de l’Eglise».
Quels sont les dossiers auxquels le successeur devrait s’attaquer en priorité? «Les équipes d’animation pastorale, de toute évidence. Mais encore, les décanats lausannois et leur redécoupages ainsi que les missions linguistiques dans leurs relations avec la pastorale territoriale. Selon les différentes migrations, il faut d’abord faire une analyse concrète et réelle de la situation. Ensuite, accentuer les ponts et les services mutuels, voire développer certaines activités communes».
Dans quel état d’esprit le chanoine Michel de Kergariou quitte-t-il l’équipe du Vicariat épiscopal? «Je m’interroge sur la manière dont seront suivis certains chantiers encore ouverts. Par exemple, le nouveau délégué épiscopal ne devrait-il pas constituer une petite structure pour stimuler les réflexions en cours ou maintenir le cap, comme une sorte de fil rouge? A titre plus personnel, je suis heureux de revenir sur un terrain pastoral et fondamentalement sacerdotal. Etre plus proche des personnes, qui vivent leur foi au quotidien, me réjouit». (apic/id/pr)



