Le Synode veut adapter la loi à la vie actuelle de l’Eglise réformée
Lausanne: révision de la loi ecclésiastique vaudoise (061093)
Lausanne, 6octobre(APIC) Le Synode de l’Eglise évangélique réformée du
canton de Vaud (EERV) a consacré l’entier de sa session extraordinaire du
1er octobre à la révision de la loi ecclésiastique. Le but de ce toilettage
est d’adapter la loi à la vie de l’Eglise aujourd’hui. Les principales modifications du projet reflétent l’évolution de l’EERV, montrant notamment
que la vie de l’Eglise ne se limite pas aux paroisses. Le rôle des ministères cantonaux et régionaux sera précisé et la place des arrondissements
mieux prise en compte. Après son acceptation par le Synode cette loi devra
encore être approuvée par le Grand Conseil.
En ouverture du débat, le Synode s’est longuement penché sur la question
d’une évaluation des ministres de l’Eglise. La Commission de de révision de
la loi ecclésiastique avait proposé d’introduire dans la loi le principe
d’une «évaluation régulière des relations entre un pasteur et sa paroisse
ou son secteur d’activité.» Cette idée d’évaluation avait déjà provoqué de
vives réactions lors du Synode de juin dernier. Le groupe de travail chargé
alors d’étudier la question préfère de son côté que la loi fasse référence
à un processus global, évaluant non seulement l’activité des ministres,
mais aussi le fonctionnement des structures de l’Eglise. Le pasteur O. Favrod, responsable des ministères, s’est déclaré quant à lui convaincu que
«l’évaluation est une chance pour une Eglise comme la nôtre, dans un monde
en mutation.»
Mais il n’est pas habituel que le principe de l’évaluation d’une institution soit inscrit dans la loi. Cet argument juridique, ainsi que le fait
que l’idée d’évaluation est déjà contenue dans plusieurs dispositions, ont
décidé le Synode à ne pas mentionner au sein même des Dispositions constitutives de la loi, l’exigence d’évaluer les ministres. Le Synode devra encore décider si cette idée doit figurer dans un autre article de la loi.
Même assermentation pour les pasteurs et les diacres
Un des principaux points d’achoppement de cette révision résidait dans
les dispositions concernant le culte de consécration. La Commission d’étude, chargée d’examiner le rôle et le sens de cette cérémonie et de réviser
le texte des engagements demandés aux candidats, proposait de conserver
sous leur forme actuelle les formules de prière de consécration pour les
pasteurs d’une part et pour les diacres d’autre part. Elle souhaitait cependant changer la formule d’assermentation en adoptant le même texte pour
les uns et les autres. Malgré un rapport de minorité du pasteur J. Kropf,
qui estimait que le Synode devait surseoir à toute modification en attendant que les questions restées sans réponses soient résolues, les délégués
ont accepté ce texte d’assermentation unique. La Commission avait en effet
proposé une formulation assez ouverte pour respecter la tâche spécifique
des diacres, des pasteurs en paroisses et des pasteurs en ministère spécialisé.
Restent quelques questions en suspens: la dualité diacre-pasteur suffitelle et ne faudrait-il pas instituer d’autres ministères dans l’Eglise? La
consécration est-elle définitive ou liée à un certain type de fonction? Qui
doit porter la robe lors du culte de consécration? Des questions qui feront
encore l’objet d’une réflexion en commission. La première lecture de la loi
révisée se poursuivra lors de la prochaine session du Synode. (apic/spp/mp)




