Rome: Le pape devrait bientôt confirmer les proches collaborateurs de Benoît XVI
Le cardinal Tarcisio Bertone sera-t-il bientôt remplacé?
Rome; 15 mars 2013 (Apic) Le pape François devrait bientôt confirmer les proches collaborateurs de Benoît XVI, comme l’avait fait son prédécesseur avec l’entourage de Jean Paul II, en avril 2005, confirmant aussi l’ensemble des membres de la curie romaine. De l’avis de nombreux observateurs, le nouveau souverain pontife pourrait choisir de nommer rapidement un nouveau secrétaire d’Etat, remplaçant le cardinal Tarcisio Bertone, 78 ans.
Dans un premier temps, le pape François doit ainsi confirmer à leur charge le cardinal secrétaire d’Etat Tarcisio Bertone, le substitut de la Secrétairerie d’Etat Mgr Angelo Becciu, le secrétaire du Saint-Siège pour les relations avec les Etats Mgr Dominique Mamberti, les chefs de dicastère et le président de la Commission pour l’Etat du Vatican pour une durée indéterminé. Les mandats des secrétaires de dicastère de la curie romaine devraient se poursuivre quant à eux jusqu’à la fin de leur quinquennat en cours.
Ces confirmations entrent dans le cadre normal du début de pontificat. Il est ainsi prévu que, dans les 3 premiers mois, le nouveau pape confirme ou non ses collaborateurs. Cela n’empêche en rien le pape François de procéder à des changements ultérieurs, surtout dans le contexte de son élection, fortement marquée par une volonté de réforme de la curie. Il pourrait ainsi changer prochainement de secrétaire et trouver une autre affectation à l’Allemand Mgr Georg Gänswein, que son prédécesseur avait récemment nommé préfet de la Maison pontificale et ordonné évêque.
Quel avenir pour le cardinal Bertone?
Depuis plusieurs années, le cardinal Bertone, bras droit de Benoît XVI depuis 2006, est sous le feu des critiques, aussi bien dans la presse qu’à l’intérieur du Palais apostolique. La récente «affaire Vatileaks» a concentré et accentué ces accusations. Mais le pape émérite l’avait confirmé à plusieurs reprises, montrant ainsi sa fidélité à son plus proche collaborateur.
Dans une lettre datée du 2 juillet 2012, Benoît XVI avait renouvelé sa confiance personnelle à son secrétaire d’Etat, le cardinal Tarcisio Bertone, regrettant les «critiques injustes» dont le numéro deux du Saint-Siège faisait l’objet dans le cadre des «Vatileaks».
Deux ans et demi plus tôt, déjà, alors que le cardinal Bertone venait de dépasser l’âge de la retraite canonique et avait donc remis au pape sa lettre de démission, Benoît XVI avait assuré qu’il ne souhaitait pas renoncer à la «précieuse collaboration» de son secrétaire d’Etat. Il avait aussi loué ses talents doctrinaux, ainsi que son sensum fidei et son humanité. (apic/imedia/mm/bb)




