Alexis II a rencontré le secrétaire général de l’ONU

Le chef des orthodoxes russes demande à l’ONU de protéger les églises du Kosovo

Moscou, 14 avril 2008 (Apic) Alexis II, chef des orthodoxes russes, demande à l’ONU de protéger les églises du Kosovo et de garantir l’accès aux sites orthodoxe dans ce pays autoproclamé, reconnu par quelques pays seulement pour l’heure.

Au cours d’une rencontre avec le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon a` Moscou, le patriarche Alexis II fait part des regrets de l’Eglise orthodoxe que les Etats membres de l’Organisation des Nations Unies n’aient pas réussi à parvenir à un accord concernant le statut du Kosovo et Metohija.

Le chef des orthodoxes russes demande à l’ONU de protéger les églises du Kosovo au monastère Saint-Daniel le 10 avril, indique le site Internet du Patriarcat, www.patriarchia.ru. «J’espère que l’ONU fera tout ce qui est en son pouvoir dans les conditions actuelles pour garantir aux chrétiens orthodoxes l’accès aux lieux saints situés sur le territoire du Kosovo, éviter les actes de vandalisme à l’encontre des sites revêtant une importance religieuse et protéger la minorité serbe vivant sur ce territoire».

La Russie est en désaccord avec les Etats-Unis et certains pays membres de l’Union européenne, les accusant d’avoir violé plusieurs résolutions du Conseil de sécurité en reconnaissant l’indépendance du Kosovo, unilatéralement proclamée.

L’Eglise russe, qui a exprimé son soutien à l’Eglise orthodoxe serbe, fait part depuis plusieurs années de sa préoccupation concernant l’avenir des églises et monastères orthodoxes – certains datant du XIVe siècle – sur le territoire du Kosovo, aujourd’hui majoritairement musulman.

En mars, le métropolite Kirill de Smolensk et Kaliningrad, président du département des relations extérieures du Patriarcat de Moscou, a appelé le Kremlin à faire du Kosovo une priorité de sa politique étrangère.

Le métropolite avait également souligné qu’en aucune circonstance la Russie ne devait avoir recours à` la force pour résoudre le conflit dans les Balkans, affirmant que les conséquences de l’histoire de l’intervention russe dans la région en 1914 devaient servir de leçon.

«Nous parlons de la culpabilité que notre nation éprouve envers la destruction de la Russie et de l’effondrement de l’Union soviétique,» a déclaré le métropolite Kirill. «Au moins l’Eglise orthodoxe russe n’a pas honte d’évoquer le sujet. De même, les Serbes ont une part de responsabilité dans ces événements». (apic/eni/pr)

14 avril 2008 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
Partagez!