«Le christianisme peut aider l’Europe»

Strasbourg: Une «messe pour l’Europe» célébrée à l’initiative du Saint-Siège

Strasbourg, 19 janvier 2011 (Apic) Une «messe pour l’Europe» a été célébrée dans la cathédrale de Strasbourg (France), le 17 janvier, à l’initiative de l’Observateur permanent du Saint-Siège auprès du Conseil de l’Europe, Mgr Aldo Giordano. De nombreux fonctionnaires européens étaient présents, «un signe de leur intérêt pour les racines chrétiennes de l’Europe», selon un diplomate interrogé le 18 janvier par l’agence I.MEDIA.

Plus d’un millier de personnes ont assisté à cette célébration, dont des représentants de la Commission européenne, du Conseil de l’Europe, du Parlement européen ou encore de la Cour européenne des droits de l’Homme, ces trois dernières institutions siégeant dans la capitale alsacienne. En outre, des représentants orthodoxes et protestants étaient présents dans le contexte de la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens (18-25 janvier).

Aux yeux de Mgr Giordano, cette «messe pour l’Europe» avait pour but de montrer que le Vieux continent «a besoin d’une lumière et de s’ouvrir au transcendant». Le prélat italien est persuadé que le christianisme peut apporter une contribution pour que l’Europe sache comment se comporter sur la scène mondiale, face à la montée des pays émergents comme la Chine et l’Inde, ou encore face aux défis soulevés par les rencontres entre les peuples et entre les religions.

Agendas européens «déchristianisés»

Interrogé sur la récente publication, par la Commission européenne, de plus de 3 millions d’agendas 2011 dépourvus de références aux fêtes chrétiennes, l’Observateur permanent du Saint-Siège a estimé qu’il s’agissait d’un «signe incompréhensible d’une Europe qui s’est égarée au niveau culturel, qui a perdu son chemin». Le diplomate y voit «un acte stupide et de grande ignorance culturelle».

En 2011, aucune fête chrétienne ne figure dans l’agenda que la Commission européenne offre traditionnellement aux étudiants du Vieux continent. Des fêtes d’autres religions y sont pourtant indiquées. Cette absence a suscité l’indignation de plusieurs pays européens, poussant la Commission à présenter des excuses. (apic/imedia/cp/nd)

19 janvier 2011 | 09:37
par webmaster@kath.ch
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