ENI-96-0132çF
Le COE s’engage à soutenir la campagne lancée par les enfants marginalisés
Genève, le 24 mai (ENIçEdmund Doogue) – Plusieurs jeunes, qui pour la
plupart ont été contraints au travail forcé, à la prostitution ou ont subi
des violences, ont rec,u l’appui du Conseil oecuménique des Eglises (COE)
pour mettre en place un réseau reliant les organisations de jeunesse. Ce
réseau exercera des pressions sur les gouvernements et les décideurs
politiques pour que ceux-ci s’engagent à garantir et protéger les droits
des enfants.
«Nous projetons de créer un réseau d’enfants du monde, et nous voulons que
le COE nous aide».
C’est ce qúa affirmé le 22 mai Craig Kielburger, jeune
militant canadien de 13 ans, aux journalistes venus assister à une
conférence de presse au Centre oecuménique, à Genève. (à modifier, svp,
Pierre!)
«De cette fac,on, lorsqúune des organisations membres du réseau se trouvera
en difficulté, elle pourra mobiliser les autres. Et lorsque les
responsables politiques recevront des lettres d’enfants du monde entier
leur demandant de respecter les promesses de soutien qúils leur ont faites,
ils seront bien obligés d’en tenir compte.»
«Les jeunes commencent à réaliser que s’ils veulent faire quelque chose,
ils doivent le faire eux-mêmes», a souligné Craig Kielburger, fondateur du
groupe Free the children (Libérez les enfants) qui défend les droits des
enfants dans le monde et compte plusieurs branches, au Canada, aux
Etats-Unis, au Brésil et en Suisse. De nouvelles branches sont fondées dans
le monde «comme une tra?née de poudre», a spécifié Craig Kielburger, dont
l’organisation est gérée par des adolescents.
Le COE, qui compte 330 Eglises membres, va appuyer la mise en place d’un
réseau qui reliera les organisations d’enfants à travers le monde, a
précisé un porte-parole du COE. D’autres détails seront publiés
ultérieurement.
Neuf jeunes, âgées de 13 à 19 ans, de cinq continents, participaient à la
conférence de presse, tenue à l’issue d’un Colloque de trois jours organisé
par le COE pour promouvoir les droits des enfants et l’amélioration de
leurs conditions de vie.
Dans leurs pays respectifs, tous ces jeunes militent au sein
d’organisations chargées de promouvoir la protection de l’enfance.
Certaines d’entre elles sont dirigées par des adultes, d’autres par des
jeunes.
Les participants ont tous déploré la violence, la prostitution, le travail
forcé, la vie dans la rue, que connaissent ces enfants.
Monica Valeria Ferreira Da Silva, 17 ans, membre d’une organisation aidant
les filles qui vivent dans la rue au Brésil, dans un «message au monde», a
lancé: «Les hommes du premier monde ne peuvent penser venir au Brésil pour
s’amuser avec les filles. Ils peuvent se divertir dans leur pays. Ou alors,
ils peuvent venir au Brésil avec leurs femmes et se divertir.»
Durant le colloque, elle a proposé que des dépliants et des affiches soient
distribués dans les aéroports, les hôtels et les lieux publics, pour mettre
en garde les hommes – «car ce sont surtout les hommes» – contre
l’exploitation des enfants, et les informer des peines prévues par la loi.
Myra Blyth, responsable de la section du COE ayant organisé le «Colloque
sur les droits des enfants marginalisés», a rappelé que chaque année, un
million d’enfants dans le monde sont contraints de se se prostituer, et que
la plupart d’entre eux contractent le VIH (virus de l’immuno-déficience
humaine).
«On estime à 100 millions le nombre des enfants de la rue âgés de moins de
15 ans», a-t-elle dit. «Au moins 200 millions travaillent à plein temps,
pour la plupart dans des fermes d’Asie du sud».
Trente-cinq personnes, y compris les neuf jeunes, participaient à ce
Colloque. (609 mots)
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